1er Avril 1993 – 2018: 25 ans de la Libération de Karvadjar par l’Armée de Libération

Quand j’ai commencé à lire ce récit émouvant sur la victoire de Karvadjar, écrit d’un style particulier, je me suis souvenu de tout notre parcours.
Quel est notre secret, comment a-t-on pu lever le drapeau de notre salut et de la libération ? A qui doit-on toutes nos victoires et en particulier celle de Karvadjar ?
C’est peut être la victoire des djogades de l’Armée de Libération, celle de son premier commandant Léonid Azkaldian ? Est-ce la victoire d’Hovsep Hovsepian, le commandant du régiment en formation de Varténis de l’armée arménienne, celle de ce commandant expérimenté aux nombreux exploits du bataillon suicide.
Est-ce la victoire préparée par nos stratèges à Erevan et Stépanakert, celle de l’unité des forces arméniennes engagées sur plusieurs fronts ? Est-ce la victoire de ces jeunes soldats inexpérimentés débordant de patriotisme ou est-ce tout simplement celle de cette surprenante volonté de fer présente dans chaque Arménien ?
Lévon-Hovsep, ce camarade-monsieur aux identités multiples, est venu de notre Spuyrk (Arménie Occidentale) pour vivre sa renaissance en particulier à cette lutte. Le rêve majeur de cette Arménie forgé à la discipline de fer des rangs de l’armée secrète et de voir l’Arménie historique (Occidentale) libre et réunifiée. Pour réaliser ce grand objectif, il lutte encore et toujours avec une énergie et un enthousiasme remarquable.
N’est-ce pas une légende que de s’évader de la menace des prisons du monde, de franchir les frontières d’un vol invisible et d’arrivée en Arménie pour continuer à être un combattant volontaire au service de son peuple ?
Il s’est joint à l’intellectuel et à l’homme d’action Léonid Azkaldian pour clamer avec lui : « Ici c’est l’Arménie et point final ».
Il a adopté la recommandation du connétable Vazken Sarkissian : « Chaque peuple doit au moins une fois mener sa lutte jusqu’au bout et vaincre … Nous avons tardé et nous sommes arrivés au seuil du XXIIème siècle pour engager notre lutte finale. Encore un peu d’efforts, d’unité et de force et le XXIIème siècle sera le nôtre ».
C’est avec la même franchise que notre camarade-monsieur Lévon-Hovsep peut avouer : « Je me languis de revoir ma mère et mon père, ma maison » et « affirmer aussi avec détermination : « Ma maison est le monde et mon pays est ce pays à qui on a volé ses frontières ».
En se rendant maître avec ses compagnons d’armes de deux postes de défense ennemis, en franchissant les 24 kilomètres qui séparaient l’univers de Zodkk à celui de Karvadjar, il a resdessiné une partie de cette frontière.
Pour Baron Hovsep et ses compagnons d’armes, les médailles et les honneurs n’ont pas d’importance. Ils veulent modeler un pays solide, discipliné, puissant, pour pouvoir déclarer avec assurance que l’Arménie est éternelle.
Général-Major A. Pétrossian
Vice-ministre de la Défense de la République d’Arménie (1992 – 2000)
Chef d’état major central des Gardiens de la terre (Yegrabahs)

Le Colonel Hovsep HOVSEPIAN et le Président Arménag APRAHAMIAN

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