Retour sur le Meeting à Marseille avec Garo Paylan

KARIN – Garo Paylan membre du parti turc pro-kurde HDP en pleine période électorale a décidé de faire une petite visite à Marseille pour participer à un meeting organisé entre autres par le CCAF-Sud au Docks des Sud.

A quelques jours de la commémoration des victimes du génocide des Arméniens, le 24 avril 2018, Garo Paylan, représentant le Parti démocratique populaire (HDP) pro-kurde, a soumis un projet de loi à la Grande Assemblée nationale turque sur “La reconnaissance du soi-disant génocide arménien“, “Le retrait des noms des génocidaires des lieux publics“ et un “Amendement à la loi sur la citoyenneté turque“.

Le 14 mai dernier, le projet de loi soumis par Garo Paylan, au Parlement, a été rejeté par la dite Assemblée.
Lors de son discours au meeting Garo Paylan est revenu sur ce projet de loi, mais il est clair qu’il a beaucoup de difficulté pour convaincre les Arméniens issus de la nouvelle diaspora venant de la République d’Arménie que cet Amendement à la Loi sur la citoyenneté turque leur était aussi destinée. Peut être que Garo Paylan a trouvé dans ce cas contraire, « la solution » aux problèmes démographiques de la République d’ Arménie.

Quand aux Arméniens d’Arménie Occidentale expatriés, les anciennes générations, ils ne comprennent pas trop bien comment ils accepteraient de solliciter la citoyenneté turque alors que leurs parents ont été génocidés entre autres parce qu’ils ne voulaient pas de cette nationalité et qu’ils aspiraient à leur souveraineté et leur indépendance. (AA)
Rappelons que, le 29 décembre 1917, le Conseil des Nationalités de l’Union Soviétique a proclamé le droit des Arméniens de l’Arménie turque (Arménie Occidentale) à l’autodétermination jusqu’à leur indépendance, et que depuis le 19 janvier 1920, l’Arménie Occidentale, est un Etat reconnu indépendant de facto à la Conférence de Paris et de jure le 11 mai 1920 à la Conférence de San Remo par le Conseil Suprême des Alliés dont sa frontière avec la Turquie a fait l’objet d’une sentence arbitrale par le Président des Etats -Unis Woodrow Wilson, le 22 novembre 1920, comprenant les provinces de Bitlis, Van, Erzerum et Trebizond, mais non reconnue par les instances onusiennes parce qu’elle est occupée par la Turquie.

Rappelons que, de 1894 à 1923 dans les territoires occupés de l’Arménie Occidentale, la population autochtone arménienne a subi un génocide perpétré par trois gouvernements successifs turcs.
La ville de Karin (Erzerum) est la capitale officielle de l’Arménie occidentale reconnue par les puissances alliées en 1920. Sur la base de l’article 93 du traité de Sèvres, les droits des minorités sont entièrement reconnus par l’Etat d’Arménie Occidentale.

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