Tupaj Amaru et l’Arménie Occidentale

Nous présentons ici l’intervention conjointe (révisée) de TUPAJ AMARU (Indian Movement) et de l’ARMENIE OCCIDENTALE au Conseil des Droits de l’Homme en relation avec le point 5 – Organes et mécanismes des droits de l’homme.

Monsieur le Président,

Nous voudrions porter l’attention du Conseil sur deux points particulièrement sensibles.

Premier point : La situation de l’occupation territoriale qui s’amplifie à travers plusieurs Etats du Moyen-Orient, tels que l’Irak, la Syrie, Chypre au même titre que l’Arménie Occidentale.

Les souverainetés éclatent les unes après les autres, la convoitise, engendre la destruction partielle ou totale des Etats.
Second point : Le fait qu’il y a prés de 100 ans, depuis la Grande Guerre, le Président Wilson avait affirmé qu’il faut qu’une association générale des nations soit constituée”. C’est pourquoi, la Société des Nations a été constituée avec pour mandat, la défense des droits à l’autodétermination des Peuples, et devant fournir une garantie réciproque d’indépendance et de souveraineté territoriale à tous les 154 petits Etats, issus des Empires.
Pourtant, des populations autochtones sans défense ont été génocidées, par des systèmes de destructions massives sans aucune réparation, ni même de reconnaissance existentielle, aujourd’hui remplacées par des réfugiés au statut plus qu’arbitraire, histoire de combler les espaces manquants en guise d’application sélective des Droits Humains.
En juillet 2015, nous avons transmis au rapporteur spécial sur les droits des Peuples Autochtones un rapport détaillé concernant les réparations conséquentes au génocide perpétré contre la nation arménienne en Arménie Occidentale qui se perpétue jusqu’à ce jour. Près de deux millions d’autochtones systématiquement exterminés, une civilisation anéantie, un Etat, l’Arménie Occidentale reconnu indépendant par le Conseil Suprême des Alliées, des frontières tracées par le Président Wilson, non membre de l’ONU parce que, depuis occupé par la Turquie.

Trois ans plus tard ou en sommes-nous ? Comment ce crime est-il traité ? Nous constatons que le Mécanisme d’Experts sur les Droits des Peuples Autochtones est privé de sa mission politique et diplomatique, qui devrait permettre d’analyser les violations des droits des Peuples Autochtones.
Nous constatons que le Conseil des Droits Humains n’a pas toutes les capacités pour traiter ces violations et de solliciter les structures juridiques internationales afin de faire appliquer le droit international.

Tupaj Amaru et l’Arménie Occidentale sollicite donc au Conseil des Droits de l’Homme la révision de la résolution établissant le mandat du Mécanisme d’Expert sur les Droits des Peuples Autochtones avec un autre mandat permettant de convertir la Déclaration sur les Droits des Peuples Autochtones par un instrument contraignant. Merci Mr le Président.

Arménag APRAHAMIAN
Président du Conseil National d’Arménie Occidentale

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