L’Uruguay et le génocide des Arméniens

WESTERN ARMENIA – Le 20 avril 1965, l’Uruguay rendait officiellement hommage aux victimes arméniennes par l’adoption de la loi N°13.326 reconnaissant le massacre du peuple Arménien en 1915.

Par cet acte, l’Uruguay pouvait s’enorgueillir d’avoir dans un esprit de justice contribué à la renaissance de la nation arménienne et l’aider ainsi à sortir des ténèbres de l’oubli et de la négation.

L’Uruguay a ouvert la voie à d’autres grands pays qui ont – mais plus tardivement – reconnu à leur tour cette tragédie, ce crime contre l’humanité…

Les commémorations du Centenaire ont vu, notamment, lors d’une messe, le Saint-Père François, déclarer « Notre humanité a vécu, le siècle dernier, trois grandes tragédies inouïes : la première est celle qui est généralement considérée comme « le premier génocide du xxe siècle » ; elle a frappé votre peuple arménien – première nation chrétienne –, avec les Syriens catholiques et orthodoxes, les Assyriens, les Chaldéens et les Grecs. »

Au XXIème siècle, les reconnaissances officielles de pays comme la France ou l’Allemagne emploient, elles, expressément le mot « génocide ».

Alors que plus de cinquante ans se sont écoulés, l’Arménie Occidentale a à présent le devoir et le souhait solennel de voir évoluer la formulation de la loi N°13.326 de l’Uruguay, en signifiant le caractère génocidaire des vagues de massacres et de déportations planifiés par les gouvernements successifs turcs de 1894 à 1923 en Arménie Occidentale.
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