Soueïda: 1ère offensive terrestre directe Israël/USA/OTAN contre l’armée syrienne

KARIN – A peine quelques heures après avoir abattu un F-22 syrien au-dessus du Golan syrien, l’axe Israël-USA a lancé un nouveau défi à la Syrie et à ses alliés : une spectaculaire attaque terroriste, tout près de Damas laquelle a touché dix villages dans le même temps et a coûté la vie à plus de 200 syriens.

Il s’agit de la première offensive terrestre de USA/OTAN/Israël diligentée depuis la base us à Al Tanf à laquelle ont pris part les officiers de l’OTAN tout comme les fameux terroristes « Casques blancs » qu’Israël et la Jordanie ont réussi à sauver des eaux, et ce, sous l’étiquette humanitariste. L’arrivée de l’armée syrienne au bassin de Yarmouk, tout près du Golan occupé a décidément rendu fou un régime israélien qui s’engage dans un cercle infernal.
Selon Al Akhbar plus de 100 terroristes daechistes, « venus de la base américaine Al Tanf où ils ont entraînés par les officiers US, israéliens et européens », ont pris d’assaut après minuit dix villages du nord-est de Soueïda. Les terroristes auraient agi en groupes de 15 à 20 personnes. 75% des terroristes portaient des ceintures d’explosif, ce qui signifiait qu’ils se tenaient prêts à se battre jusqu’à la mort. Aux premières heures de l’attaque les quartiers de l’est de deux villages de Rami et d’Al Qiza sont tombés avant que l’Armée de l’air syrienne n’intervienne. Cette première vague a laissé 100 morts dans les rangs des civils. Vers 5 heures du matin heures locales, trois explosions ont été entendues. Il s’agissait d’attentats-suicides d’une violence inouïe, frappant la ville de Soueïda et qui ont été provoqués par quatre terroristes kamikazes dont deux appartenant aux « Casques blancs. Le soutien apporté ces derniers jours par Israël, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France voire le Canada aux terroristes, le modus operadi particulièrement minutieux de l’offensive, plaident tous en faveur d’une seule et même hypothèse : l’attaque de Soueïda constitue la première offensive USA/OTAN/Israël de l’après défaite de Daech. Or cette attaque intervient à peine quelques heures après que la DCA israélienne eut abattu un Sukhoï syrien au-dessus du Golan alors même que l’appareil bombardait les positions de Daech dans le bassin de Yarmouk.

Mais que risquent désormais Israël et ses protecteurs?
Le général libanais, Amin Hoteit a la réponse : sur le plan stratégique, les opérations se poursuivront jusqu’à la reprise totale du bassin de Yarmouk et le retour de l’armée syrienne à la ligne de désengagement de 1974, bien qu’Israël ait apposé une fin de non- recevoir catégorique à la Russie à ce sujet. A Tel–Aviv, Netanyahu a posé en effet à Lavrov et au chef d’état-major russe, le général Gerasimov une triple exigence : l’arrêt des opérations militaires dans la région du Sud-Ouest, le retrait de l’Iran et du Hezbollah de Syrie et par dessus tout l’application de l’accord de désengagement de 1974, version israélienne, la quelle est basée sur le maintien définitif du statu quo et l’annexion par Israël du plateau du Golan.
Cette triple exigence a coupé court à tout possible compris Israélo-syrien avec en toile de fond la poursuite des opérations : les opérations de libération de l’armée syrienne se poursuivront donc jusqu’à la reprise total du bassin de Yarmouk et le retour de l’Etat syrien à la ligne de désengagement de 1974. Sur le coup, aucune région du Golan « ré-occupé » ne sera exempte de cette opération de reprise. Jeudi le 26 juillet, la Russie rendait hommage à « Tsahal » pour avoir détruit les « batteries de missiles » dont se servait Daech pour attaquer le sol israélien.
Il faudrait toutefois être trop naïf pour prendre les Russes à la lettre. L’offensive de Soueïda rappelle la versatilité des positions de Washington et de ses alliés israéliens. Désormais la Russie a toute latitude pour renforcer l’armée de l’air et de terre syriennes. La promesse de fournir à la Syrie les S-300 devient à la fois réaliste et réalisable. Car Moscou ne peut, en aucun cas, ignorer le danger que pose désormais Israël pour le succès de son engagement militaire en Syrie, une Russie qui entérine les opérations militaires, qui les soutient et auxquelles elle participe. La Russie aurait d’ailleurs informé Israël que le désengagement ne signifie pas « l’omission du Golan », et que le sort du Golan devra se décider au terme d’une procédure qui commence sur le terrain de guerre et qui se règle autour de la table et qui devrait aboutir à la restitution du Golan à ses « propriétaires légitimes ». A Tel-Aviv, les Russes ont affirmé que l’opération dans le sud se poursuivrait jusqu’au bout et que seul le gouvernement syrien est habilité à décider qui se trouve sur son territoire et où.. Le temps est désormais compté pour Israël : the game is over.

presstv.com

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