L’association culturelle « Arménia » proposait vendredi 22 octobre à la salle Cheneviers de la MJC Jean Moulin à Bourg-Lès-Valence, un débat avec le questionnement « L’Arménie, victime de la diplomatie depuis 1878 et le Congrès de Berlin ? ». Une occasion pour « Arménia » de revenir sur les traités internationaux avec San Stefano, Berlin, Versailles, Sèvres, Kars et Lausanne qui ont scellé le destin de l’Arménie à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Le débat inclut également les accords du 9 novembre dernier sur le cessez-le-feu en Artsakh signés entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie.

Un public relativement nombreux de plusieurs dizaines de personnes avait répondu à l’invitation d’« Arménia ». A noter parmi le public le pasteur Luder Nassanian, des représentants du monde associatif arménien de Valence avec Khosrof Iliozer, Georges Eretzian, Alain Euksuzian, Georges Kouyoumdjian, Simon Melkonyan, Sonia Sarkissian, Sarkis Jamakordzian, ainsi que les responsables de la république d’Arménie occidentale avec son président Arménag Aprahamian, Leonardo Basmadyian le président du Parlement de l’Arménie occidentale et Lydia Margossian la responsable de la diplomatie.

Krikor Amirzayan le président d’« Arménia » a résumé les principaux traités et congrès qui ont scellé le destin de l’Arménie. Des actes presque tous défavorables à l’Arménie qui perdit des territoires, excepté le traité de Sèvres en 1920…qui ne fut jamais appliqué et rendu caduc par le traité de Lausanne en 1923.

Arménag Aprahamian est intervenu alors et avec force détails a démontré que le traité de Sèvres est toujours d’actualité et valide les droits de l’Arménie occidentale à savoir les provinces de l’Arménie ottomane jusqu’à l’Artsakh qui sont reconnues comme des territoires Arméniens lors de ce traité. Comme le confirmèrent Arménag Aprahamian, Lydia Margossian et Leonardo Basmadyian, le traité de Sèvres est le document valide de la reconnaissance de l’Arménie occidentale signé par de nombreux Etats.

Un très riche débat s’installa autour de ces traités avec de brillantes interventions d’Arménag Aprahamian grand spécialiste de l’histoire de ces traités, de Lydia Margossian sur la défense du traité de Sèvres auprès de l’ONU et de Leonardo Basmadyian qui affirmait que les droits du peuple arménien de l’Arménie occidentale sont aujourd’hui d’actualité. Arménag Aprahamian « à nous les Arméniens de l’Arménie occidentale de revendiquer ces droits ». A. Aprahamian en homme de terrain, donnait de nombreuses explications et témoignages sur le terrain de la guerre en Artsakh.

Enfin, pour clore la soirée riche en discussions, l’éditeur René Adjémian (éditions La Bouquinerie) présentait le livre sur l’Arménie avec le titre « L’Eternelle victime de la Diplomatie Européenne ». Un livre dont le thème était au centre du débat qui permit au public de poser des questions, de trouver des réponses ou des interrogations sur ce thème de l’Arménie victime de la diplomatie. L’Artsakh avec les accords du 9 novembre dernier fut également débattu par l’assistance.

 Prochain rendez-vous d’« Arménia », le 19 novembre prochain avec une table-ronde sur le thème « Comment aider l’Arménie et l’Artsakh ? ».