Auparavant, des responsables de la République d’Arménie, dont le Premier ministre, ont déclaré qu’ils étaient prêts à normaliser les relations avec la Turquie. « Pour l’Arménie, la reconnaissance du génocide des Arméniens n’est pas seulement une question de rétablissement de la justice historique, mais aussi une question de sécurité pour le pays et le peuple arménien », a déclaré au parlement le vice-ministre arménien des Affaires étrangères Vahe Georgyan.

 « Nous l’avons corrigé dans tous les documents de base, nous allons continuer à travailler avec cette échelle », a-t-il poursuivi. 

Dans ses déclarations publiques, le Premier ministre Nikol Pashinyan a exprimé la position de la partie arménienne. L’Arménie est prête à discuter des moyens de construire des relations bilatérales si la Turquie est prête à les normaliser.

Plus tôt, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que si l’Arménie faisait preuve d’une « volonté sincère » de normaliser ses relations avec l’Azerbaïdjan, il n’y aurait aucun obstacle à la normalisation des relations avec la Turquie. Il n’y a pas de relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie. La ligne de démarcation arméno-turque a été fermée à l’initiative d’Ankara en 1993 en raison du conflit de l’Artsakh. Pendant des décennies, la Turquie a posé un certain nombre de conditions préalables à l’établissement de liens bilatéraux, notamment l’abandon par l’Arménie de sa politique de reconnaissance internationale du génocide arménien et la résolution du conflit de l’Artsakh.L’Arménie Occidentale s’oppose à cet « accord mutuel » bilatéral, qui ne porte pas sur le droit, mais sur la violence militaire et le nettoyage ethnique. 

Jusqu’à présent, la Turquie n’a nullement reconnu son crime historique sur la scène internationale ; les peuples arméniens indigènes d’Arménie occidentale n’ont pas été dédommagés. De quel type de relations bilatérales pouvons-nous parler si la Turquie n’a pas encore officiellement reconnu ou indemnisé le génocide qu’elle a commis ? Il faut donc, avant tout, honorer la mémoire des martyrs arméniens innocents, sans oublier de restituer les territoires occupés et de régler la question des énormes compensations matérielles et morales. Dans ce cas, rien ne peut être fait concernant l’implication de l’Arménie Occidentale. 

Le gouvernement d’Arménie Occidentale nous rappelle les fondements juridiques qui doivent être pris en compte pour décider de la démarcation de la frontière entre la Turquie et l’Azerbaïdjan. 

Pour la partie « Arménie Occidentale »

http://www.western-armenia.eu/news/Actualite/2019/Les_Conditions_de_Reconnaissance_de_lArmenie_Occidentale.pdf

Pour la partie « Arménie Orientale »

http://www.western-armenia.eu/archives-nationales/Armenie_1920/L-Armenie_transcaucasienne-territoires_frontieres_statistiques.pdf