ARMÉNIE OCCIDENTALE – Le 16 novembre 2021, durant les opérations qui se déroulaient à Vardenis et à Djermouk, l’Arménie Occidentale a fait un appel à la mobilisation générale, et nous pouvons déjà voir que, les échauffourées reprennent sur la ligne de front et particulièrement dans la région du Gegharkunik.

Aujourd’hui, nous sommes le 22 novembre 2021, 101ème jour anniversaire de la Sentence arbitrale du Président Woodrow Wilson qui détermine officiellement la frontière entre l’Arménie Occidentale et la Turquie.

Chose plutôt positive mais étonnante, cet anniversaire a été largement commémoré à travers la presse –média arménienne, alors qu’il y a encore quelques années de cela, c’est-à-dire bien avant la seconde guerre en Artsakh, jamais cette question n’avait fait autant de tapage à Erevan.

En ce qui concerne les Arméniens de l’extérieur, ils se trouvent dans une situation plus que délicate puisque la plupart ne sait pas encore de quoi il s’agit dans la mesure où, les structures politiques arméniennes et les spécialistes en politique à l’extérieur ont pendant des dizaines d’années, même avant l’existence du Conseil National d’Arménie Occidentale nié l’existence de cette Sentence arbitrale et neutralisé toute revendication et réparation en ce sens suite à la Résolution Politique sur la Question Arménienne du 18 juin 1987.

J’en veux pour exemple cet article diffusé aujourd’hui, où il n’est nullement question de la Sentence arbitrale du Président Woorow Wilson https://bit.ly/3cOTqYX mais plutôt de solliciter la République arménienne de 1990 (qui n’en veut pas constitutionnellement) de présenter des revendications à la place de la République d’Arménie de 1920 dont elle n’a aucune légitimité.

Ici on peut noter que l’ASALA est la seule organisation armée de l’époque qui revendiquait le territoire de l’Arménie Occidentale sur la base d’une carte qui reprenait la frontière de l’Arménie Occidentale avec la Turquie.

Le problème aujourd’hui est le suivant : sur l’initiative de quelques hommes politiques à Erevan qui nient l’existence de l’Arménie Occidentale occupée par la Turquie, la Sentence arbitrale est présentée comme étant à l’ordre du jour de la République arménienne formée en 1990, si nous respectons la chronologie des évènements cette nouvelle République de 1990 ex-soviétique n’a rien à voir avec la réelle République d’Arménie constituée en 1920, à partir du territoire de l’Arménie Occidentale et en réparation au crime de génocide et crimes de guerre qui a eu lieu sur la population arménienne en Arménie Occidentale sur la base du traité de Sèvres.

En plus, juridiquement cela ne tient pas, puisqu’un Etat ne peut pas être reconnu à deux reprises par d’autres Etats. Par ailleurs c’est pour cette raison que l’Artsakh n’est pas reconnu partie de la République arménienne de 1990, puisque la région de l’Artsakh à toujours fait partie et fera toujours partie de la République d’Arménie de 1920. Par contre, sur le plan politique, il est fortement apprécié que l’ensemble des forces politiques arméniennes soient unanimes sur le fait que la Sentence arbitrale du 28ième Président des Etats-Unis définissant la frontière entre l’Arménie Occidentale et la Turquie, soit un acte juridique imprescriptible et irrévocable.

L’exequatur de cette Sentence arbitrale nécessite néanmoins de lui donner une base juridique forte, et seule la République d’Arménie Occidentale sous occupation par la Turquie en est le dépositaire, comme Etat continuateur de la République d’Arménie de 1920.

Reste à la nation arménienne directement concernée de se réunir pour défendre les droits de l’Arménie Occidentale donc de l’Artsakh autour du gouvernement de l’Arménie Occidentale.

L’attitude qui consiste à une partie de la nation de nier l’existence de son Etat l’Arménie Occidentale a des conséquences dramatiques à tout point de vue. Alors, à quand la prise de conscience ?

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