Au moment où les Arméniens fêtent Noël et la grande espérance dont cette fête de la paix est porteuse, je constate avec horreur, que l’Azerbaidjan martyrise et torture les militaires et les civils arméniens de la pire des manières : en brûlant dans leurs chaires, les croix que ces prisonniers portent, en tatouage, en fidélité à leur foi.

Ces pratiques barbares sont insupportables et indignes d’un pays membre du Conseil de l’Europe et d’un régime qui siège au sein de l’Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe.

En envahissant l’Arstakh, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, voulait nous faire croire qu’il s’agissait d’une simple question territoriale.

Un an après, alors que contrairement aux conventions internationales, les prisonniers de guerre sont toujours détenus dans les geôles azerbaidjanaises, le régime franchit un pas supplémentaire dans l’ignominie en inventant des nouvelles formes de tortures antichrétiennes.

Les Arméniens enfants de la première nation chrétienne du monde ont toujours, depuis 2000 ans, portés sur eux, d’une manière discrète et intime, la croix qui symbolise leur foi. 

Aujourd’hui en allant débusquer sous les vêtements ce symbole religieux pour le détruire par le feu et infliger d’atroces souffrances aux populations arméniennes l’Azerbaïdjan franchit les limites de l’insupportable.

Je décide donc de démissionner du groupe d’Amitié France Azerbaïdjan, pour ne pas cautionner des pratiques haineuses qui révèlent clairement une volonté de détruire un peuple, sa culture et sa foi. 106 ans après le génocide qui visait à exterminer les Arméniens, 

 L’histoire se répète. Il ne peut pas y avoir d’amitié avec des tortionnaires.

En conscience, Je ne peux pas accepter cela.

 Je remets ma démission du groupe d’amitié France-Azerbaïdjan au Président de l’Assemblée Nationale aujourd’hui même.

Dino CINIERI

Député de la Loire (Ondaine, Forez, Pilat)

Le 10 Janvier 2022