Le Parlement européen a adopté une résolution sur la destruction du patrimoine culturel en Artsakh : 635 voix pour, 2 contre et 42 abstentions. Depuis la dernière guerre, 1 456 monuments, pour la plupart arméniens, sont passés sous contrôle azerbaïdjanais. Pendant la guerre, l’Azerbaïdjan a causé des dommages importants au patrimoine historique, culturel et religieux arménien, en particulier l’église du Saint-Sauveur Ghazanchetsots à Chouchi a été bombardée. Le Parlement européen condamne la politique de l’Azerbaïdjan qui consiste à détruire et à nier l’existence du patrimoine culturel arménien en Artsakh, ce qui est en contradiction avec le droit international. Elle considère qu’il s’agit d’une politique anti-arménienne menée par l’Azerbaïdjan.

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/RC-9-2022-0146_EN.html

En réponse à cette résolution, nous publions ci-dessous une déclaration du président de l’Arménie Occidentale, Arménag Aprahamian :

11 mars 2022.

Bonjour, M. Pupponi,

J’accuse réception de la ferme condamnation par le Parlement européen des politiques xénophobes de l’Azerbaïdjan à l’égard des Arméniens de l’Artsakh, notre héritage culturel plurimillénaire, et je vous en remercie. 

Toutefois, je tiens à vous rappeler, ainsi qu’aux députés européens, que le territoire de l’Artsakh a toujours fait partie intégrante de la République d’Arménie, qui a été reconnue par les Puissances Alliées, dont la France, en 1920 ; par conséquent, la recherche d’un nouveau statut pour cette région est une question injustement soulevée en droit international.

http://www.western-armenia.eu/news/Actualite/2021/Sur_la_question_de_la_delimitation_et_de_la_demarcation_des_frontieres.pdf

L’occupation et la partition des territoires de la République d’Arménie (Nakhitchevan, Artsakh, Djavakhk) depuis 1920 par les autorités soviétiques ont toujours été contestées par les autorités arméniennes. Les allégations revendicatives de l’Azerbaïdjan pour l’Artsakh ont non seulement fait l’objet de plusieurs guerres, mais aussi de l’extermination massive de la population arménienne.

Je tiens également à noter qu’il est injuste de présenter délibérément la population arménienne de l’Artsakh comme une minorité, alors qu’il est très facile de démontrer que cette population est majoritaire, et de plus est autochtone sur son propre territoire depuis plusieurs milliers d’années (article 14 de la résolution susmentionnée) reconnue par l’Organisation des Nations Unies le 13 septembre 2007, relativement au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, relativement à la Déclaration Universelle des droits de l’homme et à la Déclaration sur les Droits des peuples autochtones.

Respectueusement,

Arménag Aprahamian

Président du Conseil national d’Arménie Occidentale