Dans des archives trouvées au Liban, en Syrie, en Arménie et en Suisse, les observateurs peuvent trouver des photos décrivant le mode de vie des Arméniens en Syrie après le génocide entre 1920 et 1940. Peu de gens savent que l’un des auteurs de ces photos est Leopold Gaszczyk, un citoyen polonais qui a consacré sa vie à la cause arménienne. Dans ces photos, on trouve des témoins du génocide des Arméniens, des filles tatouées après avoir été torturées ainsi que des femmes et des enfants libérés de l’esclavage. Leopold Gaszczyk travaillait comme interprète dans le détachement du Front Alepo-Damas. Pendant son service, Gaszczyk a personnellement fait l’expérience de la politique ottomane d’extermination des Arméniens pour la première fois de sa vie. Aleppo aurait accueilli quelque 100 000 Arméniens sauvés des camps de concentration. Gaszczyk travaillait pour l’Organisation ottomane de secours au Moyen-Orient, qui aidait les réfugiés grecs, assyriens et arméniens. Avec le professeur Johannes Lepsius, il a rassemblé des preuves des crimes commis contre les Arméniens par l’Empire ottoman pendant la guerre.