Note de l’iranologue Vardan Voskanyan. « Il semble que le dictateur de Bakou ait obtenu plus que ce dont il rêvait, des territoires occupés non seulement d’Artsakh, mais aussi d’Arménie, donc Berdzor, aujourd’hui, malheureusement, une ville semi-fantôme, n’est presque rien, et son désir de la reprendre est  » illogique « .

Mais, en plus de tout le reste, Berdzor est l’un des derniers symboles de la gloire victorieuse des armées arméniennes dans la période post-indépendance, qui nous rappelle chaque jour notre récent passé héroïque pas si lointain, alors, de l’avis des barbares, nous devrions être privé aussi, non seulement du corps mais évidemment de l’esprit de l’Arménie.

Berdzor n’est pas seulement une zone habitée, ce n’est pas une voie de communication, ce n’est pas un gazoduc ou un câble internet, Berdzor est l’un des symboles qui « montre » que l’Arménie, en tant que nation et État, peut avoir de son esprit, la possibilité d’écraser l’ennemi, de l’écraser héroïquement, de l’écraser à l’improviste, de l’écraser en piétinant le stéréotype séculaire de l’invincibilité des barbares et du fait que nous sommes « misérables et impuissants ».

Berdzor n’est pas seulement un lieu ou une ville, Berdzor est une forteresse de notre esprit, où l’ennemi cherche à entrer non pas avec une gloire de la bataille, comme nous, les dignes enfants de ce haut plateau sacré, l’avons fait, mais avec des « portes » ouvertes par une misérable signature.L’Arménie Occidentale rappelle que Berdzor a toujours été arménienne et que ce n’est qu’au prix d’efforts qu’elle le restera. Il faut créer les conditions pour que la population puisse y vivre et y construire.

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