Les femmes sont la colonne vertébrale des nations et peuples autochtones et sont le pivot de la préservation et la transmission des connaissances ancestrales traditionnelles. Elles jouent un rôle collectif et communautaire intégral en tant que gardiennes des ressources naturelles et des connaissances scientifiques. Elles sont aussi nombreuses à prendre la tête de la défense des terres et territoires des peuples autochtones et défendent les droits collectifs de leurs communautés dans le monde entier.

Cependant, malgré le rôle crucial qu’elles jouent dans leurs communautés, les femmes autochtones souffrent souvent de discrimination fondée sur le sexe, la classe, l’ethnie et le statut socio-économique.

Les femmes autochtones souffrent particulièrement de la pauvreté, d’un accès inégal à l’éducation et d’analphabétisme, des limitations de l’accès à la santé, à l’assainissement de base, au crédit et à l’emploi ; elles ne participent pas pleinement à la vie politique ; elles sont victimes de la violence domestique et sexuelle. En outre, leurs droits à l’autodétermination, à l’autonomie gouvernementale et au contrôle des ressources et des terres ancestrales ont été bafoués au fil des siècles.

Des progrès modestes mais significatifs dans les processus de prise de décision dans certaines communautés ont été réalisés par les femmes autochtones, qui ont pu obtenir un leadership dans des rôles communautaires et nationaux, et se sont tenues en première ligne des protestations pour défendre leurs terres et la diminution de la biodiversité de la planète. La réalité, cependant, demeure que les femmes autochtones sont largement sous-représentées, affectées négativement de manière disproportionnée par les décisions prises en leur nom, et sont trop souvent victimes de multiples expressions de discrimination et de violence.

En cette Journée internationale des peuples autochtones, faisons que le rôle de ces femmes soit reconnu.

https://www.un.org/fr/observances/indigenous-day