Treize années se sont écoulées depuis la mort d’Aram Tigran (Aram Melikian), musicien arménien, l’un des dignes fils de l’Arménie Occidentale, connu comme la « colombe de la paix des peuples kurde et arménien ». Aram a dit que si je venais à nouveau dans le monde, je ferais fondre tous les tanks, les fusils et les armes et les transformerais en saz, zurna et autres instruments de musique.

La vie d’Aram Tigran a suivi les chemins de la migration. Né à Tigranakert, sa famille, fuyant le génocide  des Arméniens de 1915, a migré vers le village de Bianca, dans la province de Sasun, à Batman.

À l’âge de 9 ans, Tigran commence sa vie musicale. Il fait ses premiers pas en jouant de l’oud. En 1966, il part pour Erevan, la capitale de l’Arménie, où il travaille pendant 18 ans à la radio d’État d’Erevan. Figure culturelle de la radio d’Erevan, Tigran était reconnu par toutes les nations pour son instrument de musique (le jumbush). Après 1995, Tigran est parti en Grèce et s’est installé à Athènes.

Il est décédé le 8 août 2009 à Athènes.