À propos des explosions sur la base aérienne russe en Crimée, le vice-premier ministre ukrainien Iryna Vereshchuk a écrit : « Aujourd’hui est la Journée internationale des peuples autochtones. Les Tatars de Crimée, les Karaïtes et les Krymchaks sont considérés comme tels en Ukraine ».

Le vice-premier ministre a « oublié » d’énumérer les véritables natifs de la Crimée, les Arméniens et les Grecs qui ont été déportés de la péninsule à deux reprises, d’abord au XVIIIe siècle, puis au milieu du XXe siècle. La présence culturelle, politique et économique dominante des Arméniens et des Grecs sur la péninsule est documentée. Les Arméniens vivent en Crimée depuis des temps immémoriaux. Sous la République génoise, au XVe siècle, la Crimée était même appelée Arménie maritime (Armenia Maritime) ou Grande Arménie (Armenia Magna).

Après la conquête de la Crimée par les Russes au XVIIIe siècle, le maréchal arménien Manukov-Suvorov a massivement déporté les Arméniens de Crimée vers le Don et Cuba.

C’est avec la déportation forcée des Arméniens et des Grecs que l’économie des Tatars de Crimée a connu un fort déclin.

L’Arménie Occidentale s’est toujours souvenue des autochtones, et aujourd’hui encore, à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, elle félicite également les Arméniens de Crimée, qui vivent désormais eux aussi sur leurs territoires ancestraux.