Aujourd’hui, certaines personnes, participant à la falsification religieuse, trompent le peuple en lui faisant croire que l’ancien nouvel an arménien tombe le 11 août, qu’ils appellent navasard.

Ils inventent des légendes comme celle selon laquelle Hayk Nahabed a vaincu Bel ce jour-là, ou que la ceinture de la constellation de Hayk reposait sur le bâton de Tatev.

Il s’agit d’une fabrication complète et d’une tromperie inventée par l’église en 1084. Ces falsificateurs de date ne disent toujours pas quel calendrier ils utilisent lorsqu’ils disent le 11 août, car à cette époque il n’y avait pas de calendrier grégorien, et si c’est selon le calendrier julien, alors 13 jours seront ajoutés à ce nombre, de sorte que la date devient le 24 août.

Les falsificateurs de cette date ne fournissent aucune source ancienne prouvant qu’avant 1084, les Arméniens avaient une telle fête, ni comme veille du Nouvel An, ni comme victoire de Hayk….

Et pourquoi l’Église, qui détruit toutes les vérités arméniennes, a-t-elle accepté le 11 août comme le soi-disant ancien Nouvel An arménien ? Au 11ème siècle, lorsque la position de l’Eglise a été ébranlée et que la foi arménienne a relevé la tête dans le pays, l’Eglise a préparé son prochain coup et a essayé de parler d’arménisme, de falsifier les Arméniens, de tromper les Arméniens. Parmi ces illusions figurait la restauration du soi-disant calendrier arménien.

Le sage diacre Hovhannes a tenté d’établir un calendrier fixe, mettant fin au calendrier ambulant de l’époque. En 428, lors de la chute du royaume arménien et de l’établissement du dernier ordre religieux du pays, il calcula le calendrier mobile.

De plus, dans les coulisses de l’église il y a toujours eu un problème avec la naissance de Jésus, certains hommes d’église, calculant la mission du temple des clans juifs de la Torah et l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste, pensaient que Jésus était né en août et non en hiver. D’ailleurs, le nouvel an qui clôturait une période du calendrier mobile s’appelait Navasard et, au XIe siècle, il coïncidait avec le mois d’août actuel, de sorte que, tout bien considéré, Navasard était célébré le 11 août comme l’ancien nouvel an arménien.

Ainsi, ouvrant la voie à un nouveau calendrier fixe, l’église a proclamé ce jour d’août, d’origine inconnue et incompréhensible, comme étant l’ancien nouvel an arménien, supposé être la victoire de Hayk Nahabet sur Bel.

Dans la doctrine sacrée arménienne, le jour commence avec l’heure d’Ayg et le mois avec le jour d’Areg, et donc l’année ne commence pas avec Navasard mais avec le mois d’Areg. Ainsi, le nouvel an arménien est le premier jour du mois d’Areg à l’équinoxe de printemps, le 21 mars du calendrier grégorien.

Malheureusement, aujourd’hui, certains imposteurs, manipulant les ambitions nationales du peuple, tentent de retenir le peuple avec des fêtes et des calendriers religieux. Il existe même des païens autoproclamés qui célèbrent les fêtes de Ddavar et Dzahkazard, Pâques et Trndez, non pas selon le calendrier solaire sacré arménien, mais selon le calendrier lunaire ecclésiastique juif.

À toutes les époques de l’histoire, les flagorneurs de l’église qui se présentaient comme des nationalistes ont servi l’église.

Nous ne sommes pas surpris par cette situation et nous estimons qu’il est de notre devoir d’écrire sur cette tromperie.

Si quelqu’un veut prouver le contraire, il est prié d’envoyer la preuve que cette fête existait et était célébrée avant 1084…

Kurm Harut Arakelyan