La « loi sur la déportation » de 1915, qui déportait de force les Arméniens vers Alep, Mossoul et Deir ez-Zor, était essentiellement une décision d’exterminer un grand nombre de personnes. Seule une petite partie des exilés a survécu dans les déserts.

Après avoir connu l’exil et vu le visage froid de la mort, Yervand Otyan s’est miraculeusement échappé. La série d’articles qu’il a publiés après son retour d’exil en 1919, « Les années de pénitence », est un récit simple et nu des expériences du peuple arménien et de la politique d’extermination dont l’auteur a été personnellement témoin. Écrivain, éditeur et journaliste arménien d’Istanbul, Otyan a survécu au génocide pendant trois ans et demi, avec toute sa violence et sa brutalité.

Cette œuvre, qui reflète la persécution des exilés dans le style unique d’Otyan, est une partie très importante de la mémoire du génocide. « Les années maudites », publié conjointement par Aras et Cor Kitap, est un ouvrage important qui met en lumière les moyens de faire face à la mort, à la violence et au massacre.