Les décisions d’ouvrir des soi-disant corridors à travers le territoire de l’Arménie ou, comme l’a dit M. Lavrov, d’introduire un régime simplifié sur les routes arméniennes, d’ouvrir la frontière arméno-turque aux ressortissants de pays tiers, sont sans aucun doute liées aux intentions de la Russie de contourner les sanctions et d’établir des liaisons terrestres directes avec la Turquie. Le territoire de l’Arménie se transforme en une zone grise sous le contrôle des services spéciaux russes. Ces intentions russes, qui sont confirmées par les déclarations des officiels turcs concernant les négociations entre Moscou et Ankara, sont également une opportunité pour la partie arménienne de prévenir de tels développements. En d’autres termes, ce problème s’inscrit dans la logique des développements internationaux et il est nécessaire de travailler dans cette direction au lieu de faire des déclarations vides sur « l’exclusion de la logique du corridor » dans le cadre des documents trilatéraux.L’Arménie Occidentale n’accepte aucune logique de corridor et la création de points de contrôle frontaliers similaires, car la Turquie occupante occupe toujours les terres arméniennes et prive les Arméniens de vivre sur leur propre territoire. Au début du XXe siècle, il y a eu un grand massacre d’Arméniens, un génocide que la Turquie devra réparer.