Nous, résidents déplacés suite à l’occupation de nos lieux de résidence par les forces armées de l’Azerbaïdjan et de la Turquie et qui avons trouvé refuge en République d’Arménie et dans d’autres régions de la République d’Artsakh, saluons la nomination du nouveau co-président américain Philip Reeker et la reprise des travaux du Groupe de Minsk de l’OSCE.

Le 27 septembre 2020, à la suite de l’agression déclenchée par la Turquie, la Russie et l’Azerbaïdjan à l’aide de terroristes mercenaires, nous, les citoyens de la République d’Artsakh (également les résidents de l’ancienne République du Haut-Karabakh), avons perdu nos maisons, nos biens, nos valeurs historiques et spirituelles, ainsi que la possibilité de nous rendre sur les tombes de nos proches.

Nous espérons que le Groupe de Minsk de l’OSCE poursuivra ses travaux en tenant compte de l’opinion du peuple de la République d’Artsakh, c’est-à-dire de notre droit légitime à l’autodétermination, que nous avons exprimé en 1988 et affirmé par notre lutte de 32 ans pour la réalisation de ce droit.

La politique de discrimination raciale, de haine à l’égard de l’Arménie et la politique actuelle de l’Azerbaïdjan visant au nettoyage ethnique des Arméniens du territoire de la République d’Artsakh, aux meurtres brutaux de civils, à l’utilisation d’armes prohibées contre des civils et à l’occupation de Lachin, ainsi qu’à la réinstallation forcée des habitants des villages de Berdzor, Akhavno et Nerkin Sus. Les événements prouvent qu’il est physiquement impossible pour les habitants de la République d’Artsakh de survivre sous le protectorat de l’Azerbaïdjan. Il en va de même pour l’Institut Lemkin pour la prévention des génocides, qui a adressé un deuxième avertissement à l’Azerbaïdjan.

Nous espérons une solution juste et durable au problème de la République d’Artsakh dans le cadre de la protection des droits de ses habitants sur la base des conventions internationales.