Si la République d’Arménie Orientale établit de bonnes relations avec la population turque sans que la Turquie baisse la tête, reconnaisse le génocide commis contre les Arméniens ou demande pardon aux tribunaux du monde entier, elle déshonorera la mémoire des tués. Les âmes de plus de 1,5 million d’Arméniens assassinés maudiront leurs descendants pour ne pas les avoir pris en compte, et de notre part ce sera une capitulation avec une perte de dignité qui nous blessera tous. De plus, je dirais même que les relations entre l’Arménie et la Turquie vont se détériorer.

C’est comme couvrir une plaie saignante avec un tissu transparent. Parmi les peuples du monde civilisé, il y a ceux qui ne respectent pas les normes de l’éthique. De nombreux pays occidentaux, assis dans leurs loges privilégiées, ont savouré en extase la scène dantesque de la destruction d’une nation millénaire aux mains des Turcs ottomans barbares. Même s’ils n’étaient pas ouvertement impliqués dans les événements, cela ne les exonère pas de leur culpabilité.

« Avoir un canot de sauvetage à portée de main et ne pas essayer de sauver une personne qui se noie quand vous la voyez, c’est empiéter sur sa vie. » Pour moi, les pays européens ne sont pas moins coupables du génocide perpétré par les Turcs. ils sont tous ou presque tous responsables et complices, même les membres de la Société des Nations. Combien de temps l’humanité doit-elle rester silencieuse face aux atrocités des puissants ? Ne comprennent-ils pas que leur silence les condamne ? Pourquoi certains criminels internationaux comme Erdogan, Aliyev, Zelenchik et d’autres « saints » peuvent-ils se montrer avec un visage honnête ? Ont-ils vraiment un Dieu séparé ?

Un monde sans justice, c’est comme le calme avant la tempête, n’est-ce pas ?

Raymond Rubén Berberyan – Citoyen de la République d’Arménie Occidentale