WESTERN ARMENIA – Comme il y a eu un avant « Centenaire du traité de Sèvres », il y aura un après « Centenaire du Traité de Sèvres, on a pu le constater à travers le monde arménien qui s’est levé pour affirmer ses droits et ses revendications.

Un siècle après, les enfants descendants des rescapés du génocide, rappellent que l’Arménie Occidentale est continuatrice des droits à l’existence de la nation arménienne, c’est dans ce cadre que le thème de la seconde session de l’Université a été « La Jeunesse et l’Arménie Occidentale » à Marseille.

Un groupe de jeunes sous l’égide de Krikor Ghazarossian a donc pris l’initiative d’organiser cette Université d’été en invitant Arménag Aprahamian Président du Conseil National d’Arménie Occidentale, Léonardo Basmadyian Président du Parlement, Lydia Margossian vice-présidente du Parlement, et Séda Mélikian vice-présidente du Parlement, et Simon Daronyan, député d’Arménie Occidentale.

Après que les jeunes aient déposé une gerbe devant le monument en mémoire des victimes du génocide, puis en mémoire des combattants d’Artsakh, et en mémoire des « gamavor » (volontaires) de la Légion arménienne, en présence de Jean Ghazarossian et Vrej Aprahamian, Présidents des Anciens Combattants, ce fut l’occasion pour Arménag Aprahamian de revenir sur le Centenaire du traité qui a été célébré à Sèvres. Traité qui a entériné la partition de l’Empire ottoman avec la formation de plusieurs états y compris l’état d’Arménie sur le territoire de l’Arménie Occidentale.

Conférence de San Remo, audition de M. Aharonian, le 23 avril 1920 :

Nitti (Italie) – […] Quelle est dans l’intérêt de l’Arménie, la frontière que vous désirez avoir […]

Réponse de M. Aharonian (Délégation de la République d’Erevan) : […] J’ajouterai quelques mots pour démontrer quelle est l’importance d’Erzeroum pour l’Arménie. La capitale arménienne n’est pas Erivan, elle est Erzeroum où le gouvernement devra se transférer aussitôt que possible. La possession d’Erzeroum rendra les Arméniens maîtres de tous les territoires arméniens. Il est inutile de penser à la création de l’Arménie si on ne lui attribue pas Erzeroum.

Le jour suivant, le 24 avril 1920, concernant le sujet des frontières de l’Arménie, Lord Curzon précisa « On ne peut pas indiquer dans un traité une frontière qui n’a rien à faire avec la Turquie. La région d’Erivan n’appartient pas à la Turquie, elle appartient à la Russie ».

Le Président Arménag Aprahamian, rappela les efforts qui sont déployés par certains pseudo-historiens ou autres diplomates pour annihiler les droits des Arméniens d’Arménie Occidentale et en particulier l’existence de notre gouvernement, mais il est trop tard, ils ne peuvent plus revenir en arrière, nous avons ratifié le traité de Sèvres le 24 juin 2016.

Ce sera dans ce cadre particulier que Lydia Margossian a appuyé la question de la terminologie qu’il est nécessaire d’employer pour faire face aux contre-vérités et aux falsifications.

Comme le fait de dire que les Arméniens auraient été « établis » en Arménie Occidentale alors qu’ils sont autochtones, où que les Arméniens seraient une « Diaspora » alors qu’ils vivent en exil, qu’ils seraient « apatrides » alors qu’ils ont leur état et leur territoire en Arménie Occidentale (occupé), etc …. Tout est fait pour prolonger le crime de génocide en direction du peuple arménien, physiquement, culturellement, voire même intellectuellement.

Léonardo Basmadyian, présenta son parcours en tant que militant à travers ce qu’il a vécu depuis l’Argentine jusqu’à la France.

L’Université d’été se clôtura avec une série de question posée par les jeunes en direction des intervenants, en soulevant particulièrement la question de la visibilité de l’Arménie Occidentale pour son développement futur.

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