Aujourd’hui marque le 14e anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, rédacteur en chef du journal en langue arménienne “Agos” publié à Istanbul.

Dink était journaliste dans un pays où des journalistes à l’esprit libre sont persécutés. En tant que combattant de la paix, il a été persécuté par les nationalistes.

Né en 1954 dans la ville de Malatya en Arménie Occidentale, Dink déménage à Constantinople avec sa famille en 1961. Il a grandi dans l’orphelinat arménien de Gedikpasha, où lui et sa femme Rakel Dink prendraient la direction du « Camp Armeni ».

En octobre 2005, Dink a été condamné à six mois de prison en vertu de l’article 301 du Code pénal turc.

Il a été persécuté en particulier pour avoir publié des articles sur les Arméniens islamisés et cachés. Mais le coup d’envoi des attaques contre lui fut donné à la suite de la publication dans “Agos” d’un reportage démontrant que Sabiha Gökçen, fille adoptive d’Atatürk et héroïne républicaine, était d’origine arménienne, a été particulièrement révélatrice.

L’assassinat de Dink a provoqué une vague de protestations en Turquie et à l’étranger. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour défendre Dink sous le slogan « Je suis arménien, je suis Hrant Dink ».

La Fondation internationale Hrant Dink a été créée en 2007. Chaque année, le 15 septembre, au jour de l’anniversaire de Dink, la fondation organise une cérémonie de remise de prix internationale.

Une rue de la ville française de Marseille et une école à Paris ont été nommée d’après Dink.