Aujourd’hui c’est l’anniversaire du célèbre poète arménien Roupen Sévag. Il est né le 15 février 1885 à Silivri. De 1901 à 1905 il a étudié au collège Perperian à Constantinople. Pendant ses années d’école, il était engagé dans des activités littéraires.

De 1905 à 1911, il étudie dans l’un des plus grands centres médicaux d’Europe, la Faculté de médecine de l’Université de Lausanne. En 1914, il revient à Constantinople avec sa femme et son fils Levon (1912-2005).

Roupen Sévag a senti et remarqué la perspective de la tragédie qui menaçait les arméniens occidentaux plus tôt que plusieurs de ses contemporains éminents. Sévag a appelé à la vigilance avec ses œuvres, soulignant l’importance de l’unité nationale.

Au printemps 1909, lorsque 30 000 Arméniens furent victimes d’un bain de sang organisé par les autorités des Jeunes Turcs dans la ville d’Adana, Roupen Sévag devint l’une des personnalités nationales qui avertit les «ivrognes» de la Révolution des Jeunes Turcs Archag Tchobanian, Andranik Ozanian, Paramaz et autres du danger imminent.

Mais Roupen Sévag, victime du massacre turc de 1915, a non seulement défendu ses idées avec des mots et une plume, mais a également prouvé son dévouement sans faille au peuple au prix de sa vie.

Le 12 août 1915, il a télégraphié à sa femme qu’il était à la prison d’Ayash avec Daniel Varoujan. Le 13 août 1915 (25/26), sur la route de l’exil vers Ayash, dans un endroit appelé Tuné, entre les villages de Tchangere et Kalecik, avec ses quatre amis qui on eu le même destin (également Daniel Varoujan), il a été tué par des turcs et torturé avec des pierres et des mortiers à l’âge de 30 ans. Selon le témoignage de l’entraîneur Hasan au tribunal de guerre de Gonio, le médecin a été le dernier à être tué.