Sur la situation actuelle en République d’Arménie

Depuis le cessez-le-feu signé en date du 9 novembre 2020 par le Premier ministre de la République d’Arménie suite à l’infiltration des forces armées turco-azéries dans la ville de Chouchi, une opposition de 17 partis politiques s’est formée sur la base déclarative demandant la démission de ce dernier.

L’intervention des forces armées russes en Artsakh a permis de maintenir depuis un cessez-le-feu du côté arménien pourtant maintes fois non respecté du côté turco-azéri.

Suite au limogeage du Général Tiran Khatchadryan adjoint au Général Onik Gasparyan Chef d’Etat major des armées, par le même Premier ministre pour des raisons liées au mode de fonctionnement des missiles ISKANDER, le quartier général de l’Etat-major des armées rejetant le limogeage du Général Tiran Khatchadryan, a présenté une déclaration groupée demandant au Premier ministre sa démission.

Cette déclaration du quartier général de l’Etat-major du Ministère de la Défense de la République d’Arménie n’a pas de lien politique avec le mouvement d’opposition formé par les 17 partis. 

Tout amalgame dans ce sens serait une erreur politique ou un manque d’objectivité face à la situation chaotique qui se poursuit au niveau des instances politiques.

L’État-major ne se présente pas comme une alternative politique à la situation actuelle mais comme un remède provisoire au cas où la sécurité intérieure et la protection de l’intégrité territoriale de la République d’Arménie serait atteinte par des forces politiques instables, internes et/ou externes.

Le Conseil National d’Arménie Occidentale apprécierait sur la base constitutionnelle de la République d’Arménie, que les questions liées au fonctionnement des forces armées ne se règlent pas sur la place publique au vu de la situation de guerre larvée toujours en cours.