La Présidente en exercice de l’OSCE, la Ministre suédoise des affaires étrangères, Anne Linden, se rendra à Erevan et à Bakou après avoir rencontré le Groupe de Minsk de l’OSCE. Hier, son envoyé spécial a discuté de la situation autour du Karabakh avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères Vladimir Titov.

L’OSCE va-t-elle prendre des mesures décisives pour la restauration du format du Groupe de Minsk et le règlement politique? Et la Russie, l’auteur de la déclaration trilatérale, convient-elle que la question du statut n’est pas pertinente?

Seul le Groupe de Minsk de l’OSCE a pour mandat de résoudre le conflit, mais quatre mois après la fin de la guerre, il n’a pas pris de mesures concrètes. Dans le même temps, les coprésidents occidentaux du Groupe de Minsk, les États-Unis et la France, ont exprimé leur point de vue.

En particulier, le département d’Etat américain a démenti les rumeurs répandues par Bakou selon lesquelles l’ambassadeur américain à Bakou avait félicité l’Azerbaïdjan pour le « rétablissement de l’intégrité territoriale ». Le Département d’État américain a noté que << les États-Unis soutiennent le processus sous les auspices du Groupe de Minsk de l’OSCE, sont favorables à la résolution de la question sur les principes de l’Acte final d’Helsinki, c’est-à-dire l’exclusion du recours à la force, l’intégrité territoriale, égale droits et le droit à l’autodétermination. « 

Bakou, Moscou, Ankara n’ont pas réussi à légitimer les résultats de la guerre terroriste contre l’Artsakh, les États-Unis ont refusé de reconnaître «l’intégrité territoriale» de l’Azerbaïdjan à leur avis.

La résolution soumise au Sénat français par l’autre coprésident du groupe de Minsk, qui a été adoptée le 25 novembre, énumère les questions à débattre: la restauration des frontières en 1994, le retrait des troupes azerbaïdjanaises et de leurs partisans des zones occupées. territoires, ainsi que la protection de la population sous les auspices du Groupe de Minsk par le déploiement de forces internationales conformément aux recommandations du plan de paix de 2007. Le 10 janvier, les présidents français et russe, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, ont discuté de la situation au Haut-Karabakh. Emmanuel Macron a noté que les discussions sur une « solution politique » devraient commencer.

L’Arménie a déclaré que la guerre était terroriste et que ses résultats ne sont pas considérés comme un règlement définitif.

Yerevan et Stepanakert peuvent initier des décisions internationales sur le statut de l’Artsakh par le biais de l’OSCE, parvenir au remplacement des troupes russo-turques par des soldats de la paix internationaux et des mécanismes de confinement. L’Arménie et l’Artsakh doivent annoncer la réunification.

Afin d’empêcher ces étapes, la Russie génère un défaut politique en Arménie à travers la classe politique et la majorité des médias, afin d’assurer la gouvernance étrangère et d’exclure les décisions souveraines de l’Arménie. L’OSCE attend-elle des signaux de l’Arménie et évalue-t-elle la possibilité d’une pression militaire contre l’Arménie?

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