Le 10 avril 1992, des unités du ministère azerbaïdjanais de la Défense, des troupes internes et des forces spéciales (OMON) ont attaqué le village de Maragha dans la région de Martakert en Artsakh, y commettant un véritable massacre. Les villageois se souviennent qu’à 6 heures du matin, un bombardement d’artillerie a commencé. Les forces d’autodéfense ont réussi à repousser les deux premières attaques, mais dans l’après-midi, avec l’aide de véhicules blindés, les troupes azerbaïdjanaises ont envahi le village. 

Les militants azéris ne sont restés dans le village que quelques heures, mais pendant ce temps-là, ils ont réussi à complètement détruire et brûler l’un des plus grands villages d’Artsakh avec une population de près de 5 000 habitants. De nombreux villageois ont réussi à s’échapper. Ceux qui n’avaient pas le temps ou ne pouvaient pas quitter Maragha, environ 50 personnes ont été tuées avec une extrême cruauté, 49 autres citoyens ont été capturés. Certains des otages ont été rendus plus tard, et beaucoup sont devenus physiquement et moralement handicapés. Le sort de 19 personnes est encore inconnu. 

Vers minuit, les unités arméniennes ont réussi à libérer Maragha. Ceux qui entraient dans le village ont vu une image terrible. Maragha se noyait dans le sang. Les gens ont ramassé les restes de leurs parents, voisins et autres villageois et les ont enterrés.