Au préalable du sommet de l’OTAN à Bruxelles le 14 juin, la Turquie tente de mettre en œuvre une politique de « puissance douce ».

Aujourd’hui avec les reconversions géopolitiques, l’équilibre international des pouvoirs change de manière significative, la Turquie se considère comme une puissance régionale qui peut jouer grand rôle dans les développements mondiaux plutôt que d’être simplement un instrument dans les mains d’autres superpuissances de la région.

Dans ce contexte, le journal Daily Sabah turc a publié, il y a quelques jours un article intéressant, notant que « En ce qui concerne les relations turco-américaines, Biden doit prendre en compte l’énorme puissance douce de la Turquie et son importance dans la concurrence avec la Chine ».

La Turquie, qui, auparavant, avait pris le rôle de répresseur de l’Union soviétique, propose désormais ses « services » à l’Occident et aux États-Unis en concurrence avec la Chine. En raison de sa situation géographique et de sa grande influence économique, la Chine constitue une menace pour la Turquie en termes d’expansion de son influence politique dans les États turcs d’Asie centrale. C’est pourquoi la partie turque propose son « aide », dont le prix devrait être la reconnaissance de son hégémonie dans le monde turc par l’Occident, ainsi que les Etats-Unis… ».