

Ce récit, tiré de la série « Jours vécus » de Raffi Artaljian, retrace une vie partagée entre Constantinople, Jérusalem et Beyrouth à travers les souvenirs de famille.
La grand-mère de l’auteur, Louisa Minejian, est née à Constantinople. Sa mère, Armine Minejian, était dentiste, et son père, médecin et officier dans l’armée ottomane. Pendant la Première Guerre mondiale, la famille fut séparée et Louisa se retrouva à l’orphelinat « Ararat » à Jérusalem avec ses sœurs et son frère. Plus tard, elle épousa Harutyun Arzuhaljian, un survivant des massacres d’Urfa, et s’installa à Beyrouth.
Des années plus tard, l’auteur, à la recherche de liens familiaux perdus, retrouve la petite-fille de la sœur de son arrière-grand-mère, installée à Marseille. Cette rencontre renoue un lien important dans l’histoire familiale, qui s’étend de Constantinople à Jérusalem, Beyrouth et Marseille.
Les mots de grand-mère Louise, « La ville était un chaos, un vrai chaos », n’étaient pas qu’un simple souvenir de Constantinople pour l’auteur. Ils étaient le symbole d’un monde perdu, de racines et de mémoire familiale.
