ANI. LA CAPITALE PERDUE DU PATRIMOINE CIVIL ARMÉNIEN. ASHOT HARUTYUNYAN

  • by Editbeglari, mai 27, 2026 in Nouvelles
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Le site archéologique d’Ani a enregistré une hausse record du nombre de visiteurs en 2025 : selon des sources turques, environ 450 000 touristes s’y sont rendus. Le régime turc présente Ani comme l’une de ses principales destinations culturelles et touristiques, et met en œuvre d’importants projets de restauration et d’infrastructures.

Selon les calculs, si chaque touriste dépensait en moyenne 180 dollars, les recettes touristiques d’Ani auraient pu atteindre près de 81 millions de dollars en une seule année. D’après des historiens arméniens et des représentants des milieux de défense du patrimoine, ces revenus sont générés au détriment du patrimoine civilisationnel arménien, actuellement géré par régime turc.

L’article souligne que la question d’Ani ne se limite pas à la préservation du patrimoine culturel, mais touche également aux conséquences du génocide, à la confiscation des biens et aux principes du droit international. Il mentionne notamment les dispositions de l’UNESCO relatives à la protection du patrimoine culturel, ainsi que les précédents internationaux en matière de réparation après génocide et déportation forcée. Les auteurs de l’analyse soulignent que si le génocide et les déportations perpétrés contre la population arménienne n’avaient pas eu lieu dans l’Empire ottoman, l’Arménie occidentale compterait aujourd’hui plusieurs millions d’Arméniens et Ani ne serait pas un site de ruines, mais un centre urbain dynamique et prospère.

La discussion aborde également la situation politique actuelle de l’Arménie. Certains affirment que le gouvernement d’Erevan s’éloigne progressivement des revendications panarméniennes, tandis que les organisations et structures arméniennes occidentales s’efforcent de les promouvoir.

Selon les auteurs, les ruines d’Ani demeurent non seulement un monument historique, mais aussi le symbole d’un problème historique, politique et juridique non résolu.