Il ne s’agit pas d’une question d’intégrité territoriale, le droit du peuple arménien à vivre sur sa terre est menacé. Ministre français des Affaires étrangères 

  • by Western Armenia, septembre 22, 2023 in Politique
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La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a annoncé lors de la session extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question de l'Artsakh que la France avait convoqué une réunion d'urgence, compte tenu de la gravité de la situation.

 "Après plusieurs semaines de rassemblement de troupes et d'équipements militaires à grande échelle, Bakou a décidé de lancer une opération de grande envergure, menée à grande échelle et avec des conséquences pour la population civile, une opération dont personne ne peut croire qu'elle n'était pas délibérée. La France a immédiatement et fermement condamné cette attaque inacceptable, nous ne sommes pas le seul pays, plusieurs pays condamnent également ce comportement, appelant Bakou à faire preuve de retenue. Les conséquences de cette opération ont été particulièrement graves, des gens ont été tués ici, des civils, dont des enfants", a-t-elle déclaré. C. Colonna a souligné que le cessez-le-feu annoncé hier était d'une importance vitale et qu'il était important de le préserver. 

Elle a souligné que ce n'est pas l'intégrité territoriale de Bakou qui est en cause, mais la possibilité pour le peuple arménien vivant en Artsakh de vivre avec ses droits et de respecter son histoire et sa culture, mais cette possibilité n'existe pas si le camp le plus fort décide délibérément de utilise la force contre les faibles. « Depuis combien de temps l’Artsakh est-il assiégé, ce qui ne permet pas à la population d’avoir accès à de la nourriture, des médicaments et de l’électricité. 

La France prend note de la déclaration d'hier du président Aliyev, dans laquelle il affirme vouloir vivre en paix avec les Arméniens d'Artsakh et préserver leurs droits. Ces paroles sont l’engagement de Bakou, elles sont responsables du sort de la population. S'il veut parvenir à une solution pacifique et négociée, il est obligé de donner ici même des garanties tangibles, de mener des discussions de bonne foi, qu'il n'utilisera pas la force ou la menace de la force... Et il est obligé d'accorder une amnistie aux militaires, aux forces qui ont accepté le cessez-le-feu, il est obligé d'assurer le trafic à travers le couloir de Berdzor rapidement et sans délai. Bakou est obligé d'accepter la présence humanitaire internationale en Artsakh, vitale à l'approche de l'hiver. Sans ces garanties, il n’y aura pas de solution. »