3. Étude et avis sur les constitutions, les lois, la législation, les politiques, les décisions de justice et les mécanismes sur lesquels les États s’appuient pour atteindre les buts énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en application de l’article 38 de ladite Déclaration – 3 min
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Bari luys, Mme la Présidente, permettez-moi de vous féliciter pour votre élection.
Durant plusieurs décennies, nous avons tous ici présent travaillé, consacré nos jours et nos nuits pour que soit adoptée par l’ONU la Déclaration sur les droits des Peuples Autochtones, le 13 septembre 2007.
Une date et une Déclaration qui devaient marquer dans le marbre, un changement d’attitude des Etats membres de l’ONU vis-à-vis des Peuples Autochtones. Les Peuples Autochtones ont droit à leur nationalité, ils ont droit aux terres, territoires et ressources qu’ils possèdent traditionnellement.
On pouvait espérer la fin de la destruction des sources génétiques, la fin des discriminations, la fin des génocides, la fin des nettoyages ethniques, nous avions, non seulement le droit de vivre mais aussi le droit d’exister en tant que nous-mêmes. Dans ce monde idéal que nous défendons tous, puisque nous sommes là pour cela, nous pouvons rappeler l’Article 38.
Cependant, en juillet de l’année dernière, ici même, j’ai dénoncé le blocus et la prise en otage de 120.000 Arméniens autochtones par les forces militaires d’Azerbaïdjan et l’intention génocidaire de l’Azerbaïdjan en direction des populations arméniennes autochtones d’Artsakh (Karabagh) qui devaient choisir entre le massacre ou l’exode. Aussi, le 29 septembre 2023 soit près de 2 mois après ma plainte, l’intention génocidaire s’est transformée en un crime de génocide qui a eu pour conséquence un nettoyage ethnique de 120.000 Arméniens autochtones rappelant le génocide des Arméniens en Arménie Occidentale de 1894 à 1923. Et, malgré cela, cet Etat qui a transgressé la Charte des Nations Unies et les Conventions correspondantes est toujours membres de cette illustre institution.
Nous avons envoyé plusieurs requêtes au secrétaire-général et aux rapporteurs spéciaux, j’ai envoyé deux rapports, dont l’un se trouve en ligne, mais sans aucune réponse, j’ai donc entrepris de saisir les tribunaux et en particulier la Cour Européenne des droits de l’homme pour que justice soit faite.
C’est pourquoi, j’appelle l’Organisation des Nations Unies à condamner les crimes de génocide en direction des Peuples Autochtones, d’être plus ferme vis-à-vis des Etats terroristes en mettant en place une Commission spéciale chargée de prendre en compte les requêtes des Peuples Autochtones pour saisir la Cour Internationale de Justice quand le crime des crimes est appliqué et à prendre des mesures immédiates pour tenir Bakou responsable de son agression génocidaire.
Donc, vous avez tous ici présents, été témoins directs l’année dernière de ma plainte et du nettoyage ethnique de ma population en Artsakh, ayant pour conséquence aujourd’hui la destruction systématique de tout notre patrimoine séculaire, c’est à dire l’effacement total de toutes traces existentielles de la population arménienne de ses terres.
Pour autant, et pour marquer devant vous notre détermination, les terribles atrocités, le nettoyage ethnique, l’appropriation illicite des terres, territoires et ressources perpétrés par l’Azerbaïdjan contre les Arméniens autochtones vivant en Artsakh, n’effaceront pas le droit des Arméniens de vivre en paix et librement dans leur patrie, de pratiquer leur propre foi, de suivre leurs propres coutumes et de parler leur propre langue.
Merci Madame la Présidente
Arménag APRAHAMIAN
