Le discours de Vardan Simonian, Vice-ministre des Affaires étrangères d’Arménie Occidentale 

  • by Western Armenia, juin 04, 2024 in Gouvernement
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Je souhaite tout d’abord remercier les présidents de la confiance qu’ils m’accordent.

Ma mission comme vice-ministre des affaires étrangères est de défendre, mais aussi de promouvoir les intérêts de l’Arménie Occidentale (1) , et aussi des Arméniens à travers le monde (2), auprès des pays étrangers. Ces arméniens dont je parle ce sont les descendants des rescapés du génocide des Arméniens. Ils sont éparpillés à travers le monde, ce qui finalement fait la grandeur de notre nation.

OUI la nation arménienne a subi beaucoup de malheurs mais il ne tient qu’à nous de travailler pour lui redonner sa gloire. Une nation est faite de ceux qui la composent, de ceux qui la dirigent. 2023 a été l’année de tous les abandons, mais elle a aussi été l’Année du réveil de notre nation. De tous les coins de la planète des cris ont jailli pour soutenir l’Artsakh, mais aussi pour demander à participer ensemble à la reconstruction de notre nation. ENSEMBLE.

Les descendants de l’Arménie Occidentale ce sont eux qui forment notre NATION, plus de 10 millions peut être 15 avec nos frères restés sur nos terres. Moi je veux réveiller le sentiment patriotique de tous ceux-là, leurs redonner la fierté d’appartenir à l’Arménie Occidentale et faire entendre notre voix partout.

Ici je veux féliciter notre président pour le travail immense qu’il a réalisé en créant tout ce dont nous bénéficions aujourd’hui, l’Arménie Occidentale lui doit beaucoup, lui doit tout : L’Etat, Le Parlement, une Télévision, et toutes ces structures crées, jusqu’à la reconnaissance de l’ONU. Nous avons siégé ensemble pendant 15 jours à l’occasion de la négociation du traité WIPO sur les ressources génétiques et savoir-faire traditionnel. Qui d’autre pour défendre notre patrimoine génétique si ce n’était ce siège obtenu par le Président Aprahamian. Et si nous ne défendons pas notre culture, pourtant si riche, que nous reste-t-il à défendre ?

(1)- Il y a aussi nos terres et nos droits. C’est pourquoi nous avons parlé avec le Président du travail que nous avons à réaliser auprès des Chancelleries. Ces chancelleries qui ont reconnu le génocide de notre peuple doivent bien comprendre que toute reconnaissance de crime appelle à indemnisation des victimes. Avons-nous besoin d’attendre la reconnaissance du crime par ceux qui se disent les héritiers de nos bourreaux ? Pas du tout. On ne peut être juge et partie. Le crime a déjà été jugé, et il l’a été trois fois

1. d’abord par l’Empire Ottoman lui-même qui a condamné le Régime des Jeunes turcs en 1919 et en 1920, condamnant à la peine de mort ceux qui ont été nommés « criminels de guerre » et notamment les auteurs du génocide arménien. Le Président la Turquie actuel dit qu’il faut laisser les historiens faire leur travail ? He bien ils l’ont fait et ils l’ont écrit. S’il n’a pas encore la version traduite en turc, on lui fera parvenir !

2. ensuite par les tribunaux allemands qui ont acquitté Soghomon Tehlirian pour l’assassinat de Talaat Pacha, réfugié chez ses alliés.

3. Enfin par les états et leurs parlements, et notamment celui que je viens de citer qui a déclaré que des Officiers allemands basés à Constantinople, non seulement savait, mais ont également contribué à organiser et exécuter.

Un long travail est désormais devant nous. Vous pouvez compter sur nous, comme nous savons que nous pouvons compter sur vous.

(2)- Si nous voulons être forts, nous devons aussi rassembler notre nation dernière nous. Et pour cela nous comptons aussi sur vous, sur vous et sur la jeune génération aussi. Dans chaque pays où se trouvent des Arméniens nous devons mobiliser notre jeunesse, lui montrer qu’il y a toujours espoir. Nous devons susciter la formation de groupes de jeunes dans chacun des pays, Argentine, USA, France, Allemagne, Turquie, etc... 

Ces jeunes vont aussi nous apporter leurs idées et leur enthousiasme, et communiquer cela autour d’eux par les organes de communication existants ou à développer. A terme ils trouveront toute leur place dans notre parlement, ainsi renforcé. LE MONT ARARAT est bien à nous, il sera toujours à nous, et un jour viendra où cette réunion se tiendra sur ce sommet. Nous le devons à nos grands-parents, et nous le devons à nos enfants. Nous devons leur faire comprendre que les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne mène pas !

Et pour finir je voudrais vous parler un instant de la Palestine, et de ceux qui eux aussi mènent un combat depuis tant d’années et que nous devons reconnaître.