Le 27 septembre 2020, Bakou, avec le soutien de la Turquie, a déclenché une guerre de grande ampleur contre l’Artsakh. Dès les premiers jours du conflit, la population civile et les infrastructures vitales ont été prises pour cibles. Villes et villages, hôpitaux, écoles, crèches et centres culturels ont été bombardés.
Le 8 octobre 2020, l’église du Saint-Sauveur à Chouchi a été touchée à deux reprises, blessant notamment des représentants des médias internationaux.
Après la guerre, environ 1 500 monuments historiques et culturels arméniens subsistaient dans les territoires passés sous le contrôle de Bakou, dont 61 monastères et églises, 591 khatchkars, des sites antiques, des forteresses, des sanctuaires, des musées et d’autres biens précieux. Ils témoignent de manière significative de la présence historique, spirituelle et culturelle arménienne en Artsakh.
La fermeture du corridor de Berdzor en décembre 2013 a aggravé la crise humanitaire en Artsakh. En septembre 2023, suite aux opérations militaires de Bakou, l’ensemble de l’Artsakh est passé sous le contrôle de la capitale et les Arméniens d’Artsakh ont été déplacés de force de leurs terres.
S’en est suivie une politique systématique à l’encontre du patrimoine culturel arménien : églises, monastères, khatchkars, cimetières, monuments et autres édifices témoignant de la présence historique arménienne sont démolis, profanés et appropriés. Parallèlement, des tentatives sont menées pour effacer les toponymes arméniens et les traces historiques, et pour réécrire l’histoire.
Le droit international prévoit l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes graves contre l’humanité. Dès lors, la documentation des actions menées contre la population arménienne et le patrimoine culturel d’Artsakh, leur évaluation juridique et la garantie de la responsabilité des auteurs demeurent des enjeux cruciaux.
