Qui peut protéger les droits des Arméniens à Bakou, surtout s’ils sont en prison: BBC

  • by Western Armenia, décembre 05, 2023 in Politique
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Il y a des dizaines d’Arméniens dans les prisons azerbaïdjanaises qui ont été arrêtés ou capturés après la guerre d’Artsakh de 2020. Pourquoi les défenseurs des droits humains azerbaïdjanais ne protègent-ils pas les Arméniens ? De quoi dépend leur retour ? Nous avons essayé de répondre à ces questions et à d’autres, écrit la BBC.

On ne sait pas combien d’Arméniens se trouvent dans les prisons azerbaïdjanaises. Parmi eux se trouvent des militaires (ils sont souvent qualifiés de terroristes dans les médias azerbaïdjanais), des civils ainsi que des membres des dirigeants non reconnus de la République d'Artsakh. On pense que la situation est la plus difficile pour les prisonniers de guerre. Les défenseurs arméniens des droits humains affirment que de nombreux soldats sont morts en captivité. En outre, l’Arménie ne croit pas qu’il y ait seulement 33 soldats arméniens à Bakou. Selon les données arméniennes, au printemps 2023, ils étaient plus de 100. Ni le bureau du procureur général ni le ministère des Affaires étrangères n'ont répondu à la question de la BBC sur le nombre d'Arméniens détenus en Azerbaïdjan.

Le ministère arménien des Affaires étrangères et le médiateur n'ont pas non plus répondu à nos demandes. Dans sa réponse, le Comité international de la Croix-Rouge a refusé de mentionner ces chiffres.

Aujourd'hui, l'état de santé des soldats arméniens dans les prisons azerbaïdjanaises est surveillé uniquement par le Comité international de la Croix-Rouge. Le CICR a déclaré à la BBC que les résultats de ces observations et leurs recommandations, selon sa propre procédure, ne peuvent être transmis qu'aux autorités de la partie détentrice, à savoir l'Azerbaïdjan. La BBC a tenté de s'entretenir avec les avocats des soldats arméniens jugés en Azerbaïdjan. Cependant, au moment de la publication, aucun des neuf avocats n'a pu être contacté. Arif et Leila Yunus, qui vivent aux Pays-Bas, font partie des rares défenseurs des droits humains azerbaïdjanais qui suivent les procès des soldats arméniens en Azerbaïdjan.

Selon ellesux, les procès des prisonniers de guerre se déroulent dans le cadre de violations. En particulier, les prisonniers n'ont pas la possibilité de contacter leurs proches, les procès se déroulent à huis clos et les journalistes ne peuvent pas savoir ce qui se passe dans la salle d'audience.

Dans le même temps, le CICR affirme qu'il visite régulièrement les détenus arméniens, notamment pour maintenir le contact avec leurs familles. Ils peuvent communiquer via des appels téléphoniques, des e-mails et des vidéos préenregistrées.