Un phénomène comme « déjà vu » : 451, 1920, 2020

  • by Western Armenia, mai 30, 2024 in Politique
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La télévision d'Arménie Occidentale continue avec l'essai « Le phénomène du déjà vu : 451,1920, 2020 », où notre correspondant présente nos défis nationaux.

2020

451 et après 1920, la même chose semble s'être produite avec la déclaration tripartite du 9 novembre. Certains pensent qu'à partir du 10 novembre, nous aurions pu continuer la guerre et même gagner, c'est pourquoi nous avons été trahis.

Après coup certains diront, laissons le rêve de côté et regardons la réalité objective. L'ennemi a réussi à capturer six régions en seulement six semaines. En d’autres termes, nous perdions une région chaque semaine. Combien de temps faudrait-il pour perdre les quatre régions restantes ? Quatre semaines? Eh bien, disons que le temps se gâte, disons que cela prendrait huit semaines au lieu de quatre. D'accord, mais alors ?

Le plus étonnant des événements de cette guerre est le suivant. Les Azerbaïdjanais ont pu parcourir 40 km de Hadrut à Chouchi sur des routes et des sentiers étroits. Des vallées étroites, où, dans des conditions montagneuses et forestières, des pièges pouvaient être tendus et la force attaquante pouvait être massacrée. Malgré cela, l’ennemi passa sans résistance sérieuse. Cela ne signifie qu'une chose, la résistance arménienne était déjà brisée fin octobre.

Maintenant, ils diront : mais nous résistions toujours à Karmir Shuka, nous résistions à Martakert. Oui, mais pour une défense efficace, il ne suffit pas de résister sur un ou deux points, il faut être capable de résister sur tout le front. Fin octobre, il ne fonctionnait plus.

Si l'on considère les énormes pertes techniques du côté arménien (plus de 340 véhicules blindés, plus de 300 systèmes d'artillerie, etc.), une chose est claire : à partir du 9 novembre, nous ne pouvions plus avoir de force de résistance sérieuse en Artsakh, car si au début de la guerre le rapport entre nos armements et ceux de l'ennemi était de 1 : 3, alors en novembre, il était de 1 : 10 ou pire. 

Certains diront : pourquoi n’ont-ils pas mieux organisé la résistance, pourquoi n’ont-ils pas fait venir des troupes d’Arménie ? Et ils diront à juste titre qu’il s’agit d’une question très importante qui mérite d’être étudiée en détail et d’en tirer des leçons. Mais peu importe qu’ils n’aient pas envoyé d’aide pour des raisons objectives ou par incompétence (probablement cette dernière), il n’en demeure pas moins que nous n’avons pas pu organiser la résistance. 

Certains diront, telle est la réalité objective du 9 novembre, d’autres demanderont mais qui a décidé de donné la région de Karvadjar à l’Azerbaïdjan, dans la mesure où le 8 novembre le Président Arménag Aprahamian a vu de ses yeux comment toute la région a été transmise à l’Azerbaïdjan sans un coup de feu ? Sans oublier le transfert de milliards de drams de matériel militaire depuis l’Artsakh à l’Azerbaïdjan au mois de septembre 2023 par les autorités d’Artsakh.