Exposé de Lydia Margossian à l’occasion du 106e anniversaire du Traité de Sèvres 

  • by Editbeglari, août 12, 2026 in Gouvernement
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 Dans son discours prononcé à l’occasion du 106e anniversaire du Traité de Sèvres, la Première ministre de la République d’Arménie Occidentale, Lydia Margossian, a présenté l’importance historique et juridique de ce traité pour le peuple arménien. Elle a souligné qu’il devait être considéré non seulement comme un document historique, mais aussi comme une étape importante du processus juridique international relatif à la question arménienne.

Selon Lydia Margossian, le traité signé le 10 août 1920 dans la salle de Sèvres, près de Paris, entre l’Empire ottoman et les puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale, revêtait une importance particulière pour l’Arménie. Les articles 88 à 93 du traité de Sèvres prévoyaient la reconnaissance de l’Arménie comme État libre et indépendant, et la frontière entre l’Arménie et la Turquie devait être déterminée par un mécanisme juridique international, l’arbitrage.

Le discours a notamment porté sur les activités de la délégation nationale arménienne. Lydia Margossian a rappelé que le travail de représentation internationale de la question arménienne avait débuté avant même la Première Guerre mondiale et s’était poursuivi après la guerre et le génocide des Arméniens. La délégation conduite par Boghos Nubar participa à la Conférence de paix de Paris en 1919, présentant les revendications politiques, territoriales et de réparation du peuple arménien.

Lydia Margossian souligna que le génocide arménien et les pertes infligées à la population arménienne d’Arménie Occidentale figuraient parmi les fondements essentiels des revendications présentées sur la scène internationale. Selon elle, ce processus contribua par la suite à la transformation de la question arménienne, passant de revendications politiques à des formulations juridiques internationales.

La Première ministre évoqua également la Conférence de San Remo de 1920, où furent établies les principales dispositions du traité de Sèvres. C’est lors de ce processus que fut proposée l’idée de soumettre la question des frontières arméniennes à l’arbitrage du président américain Woodrow Wilson. D’après Mme Lydia Margossian, il s’agissait d’une étape importante, car la revendication arménienne s’inscrivait alors dans un cadre juridique international précis. Lydia Margossian a également évoqué la conférence de Spa, qui s’est tenue en juillet 1920, au cours de laquelle les puissances alliées ont présenté un ultimatum au gouvernement ottoman, avant la conclusion des négociations sur le Traité de Sèvres.

Dans son discours, elle a aussi mentionné le Traité de Batoum de 1918, le considérant comme une étape honteuse dans l’évolution de la question arménienne avant le processus de Sèvres. Elle a souligné que cet accord avait été conclu dans un contexte politique totalement différent et ne pouvait être considéré comme l’équivalent du Traité de Sèvres.

Lydia Margossian a insisté sur la nécessité d’étudier non seulement la signature du traité, mais aussi le processus diplomatique qui l’a précédé : les activités de la délégation nationale arménienne, la conférence de paix de Paris, les conférences de San Remo et de Spa, ainsi que les discussions juridiques internationales.

À la fin de son discours, la Première ministre de la République d’Arménie Occidentale a appelé le peuple arménien, et en particulier les jeunes, à approfondir l’histoire du Traité de Sèvres et sa portée juridique. Selon lui, la connaissance des faits historiques est importante pour présenter une position cohérente et bien argumentée dans les discussions internationales sur les droits des Arméniens.