Toumanian et Isahakian à Ani 

  • by Editbeglari, mars 26, 2025 in Histoire
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En septembre 1901, Hovhannes Toumanian, après avoir suivi un traitement à Abastouman, se rendit à Alexandropol. Ici, sa rencontre directe avec Avetik Isahakian se transforme en un voyage important.

« Je ne suis pas encore allé à Ani, je veux vraiment le voir, il faut absolument que j’en prenne soin », se tourne Toumanian vers Isahakian. Et ils partirent pour Ani, autrefois glorieuse capitale de l’Arménie.

Toumanian erre en silence, perdu dans ses pensées, parmi les ruines d’Ani. Son regard absorbe chaque pierre, chaque détail qui porte le sceau d’un art séculaire. Debout devant des colonnes, des arches et des sculptures, il fixe longuement, puis ferme les yeux, comme s’il écoutait une musique invisible qui résonne des profondeurs du passé.

Alors qu’ils quittaient la ville, Toumanian jeta un dernier regard à Ani et dit avec douleur :

— Quelle stupidité et quelle bestialité il faut avoir pour lever la main sur ces merveilles… Cette beauté doit-elle disparaître sans laisser de trace, sans laisser de trace dans l’art du monde…

Ces mots ne sont pas seulement l’impression d’un témoin oculaire, mais aussi une réponse à la douleur, à la protestation et à des siècles de pertes. Le passé glorieux d’Ani et son destin restent une blessure dans l’âme du peuple arménien, lui rappelant constamment des valeurs perdues.