À l’occasion du 106e anniversaire du Traité de Sèvres : « Notre objectif est d’établir la justice sur la base de la vérité et du droit » 

  • by Editbeglari, août 11, 2026 in Nouvelles
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Monsieur le Président de la République d’Arménie Occidentale,

Madame la Première ministre de la République d’Arménie Occidentale,

Madame la Présidente de l’Assemblée nationale,

Chers députés de l’Assemblée nationale,

En cette journée importante, je souhaite partager quelques réflexions, sans pour autant m’y perdre dans de longues analyses.

Nous sommes Arméniens, nous sommes des autochtones, mais la majorité d’entre nous ne se trouve pas là où elle devrait être, et nous ne sommes pas aussi nombreux que nous devrions l’être aujourd’hui. Toutefois, quels que soient notre nombre et notre lieu de résidence, nous partageons une même mission : instaurer la justice sur le fondement de la vérité et de l’amour. Notre objectif est noble et universel, car nous possédons un potentiel spirituel élevé.

Nous disposons de nombreux moyens pour atteindre ces nobles objectifs. L’essentiel réside en nous-mêmes, attendant d’être révélé. Il s’agit d’une matière première divine qu’il convient de cultiver pour nous conduire vers une transformation. Le facteur initial, ou préalable indispensable, est notre propre purification et l’amélioration de nos qualités humaines.

Il n’existe pas de problème insoluble.

Et quel jour sommes-nous aujourd’hui ? Il y a 106 ans, le 10 août 1920, le Traité de Sèvres était signé ; il est devenu le document le plus important pour la reconnaissance internationale de l’indépendance et des droits territoriaux de l’Arménie. À ce jour, il demeure l’un des piliers fondamentaux du rétablissement des droits légitimes du peuple arménien.

Il nous appartient donc d’utiliser cet instrument, tout en gardant constamment à l’esprit notre noble objectif.

Force est de constater que le peuple arménien n’a pas d’approche unifiée concernant ce pilier essentiel. Le Traité de Sèvres fait parfois l’objet de moqueries et de railleries ; il est présenté comme un exemple de patriotisme irresponsable ou d’aventurisme, qualifié de provocation, et ainsi de suite.

Il existe également une autre attitude : celle de ceux qui évoquent souvent le Traité de Sèvres et l’« Arménie wilsonienne », qui affichent une carte correspondante sur les murs de leur foyer, mais qui, dans le même temps, sont dépourvus de tout idéal noble et sont bien loin d’amorcer le moindre processus de résolution.

Pourquoi en est-il ainsi ?

On peut dire que l’existence de l’actuelle République d’Arménie, de sa population et des idées qui s’y cristallisent sème la confusion dans l’opinion publique et dans l’esprit des personnes aux convictions instables. Toutefois, la raison principale demeure l’ignorance : l’ignorance du sens de la vie, de la nation et de la patrie. Heureusement, les Arméniens disposent également d’un soutien majeur : l’État d’Arménie occidentale, qui constitue, au regard du droit international, la continuité juridique de la République d’Arménie reconnue en 1920.

L’État d’Arménie Occidentale est en mesure de suivre la voie de la vérité, en analysant avec justesse les enjeux et en avançant par des démarches appropriées, tout en préservant le noble idéal d’instaurer la justice sur le fondement de la vérité et de l’amour.

En devenant citoyen de l’Arménie Occidentale, chaque Arménien peut prendre part à cette quête de justice déjà en marche.

Masis Indjidjian

10 août 2026