Dans un article publié, le cinéaste et publiciste Erik Nazaryan raconte comment, après avoir appris ses origines arméniennes dans un restaurant du quartier d’Arnavutköy à Constantinople, le serveur a immédiatement évoqué « l’or arménien », signe que ce mythe persiste dans certains milieux de l’Arménie Occidentale occupée.
L’auteur souligne qu’après le génocide des Arméniens, la croyance s’est répandue que les Arméniens de l’Arménie Occidentale avaient caché une importante quantité d’or avant leur déportation. Selon lui, cette croyance a alimenté, pendant plus d’un siècle, les activités de chasseurs de trésors qui ont fouillé et endommagé des églises, des cimetières et des monuments historiques et culturels arméniens à la recherche de ces prétendus trésors.
Pour Nazaryan, le véritable « trésor arménien » ne se trouve pas sous terre, mais dans le patrimoine culturel arménien millénaire : dans les églises, les monastères et les monuments historiques en ruine qui témoignent encore de la présence arménienne. L’auteur aborde également le déplacement forcé de la population arménienne d’Artsakh en 2023, les tensions persistantes dans la région et les préoccupations entourant le processus de paix, soulignant qu’une paix juste et durable doit être fondée sur la justice historique, la dignité humaine et le respect des droits des peuples.
