À Duke, l’une des universités les plus prestigieuses des États-Unis, l’identité arménienne prend un nouveau souffle. Ce qui n’était au départ qu’une idée s’est transformé en un mouvement communautaire qui non seulement unit les étudiants, mais souligne également l’importance de la mémoire historique.
En 2024, Vincent Hovsepian, étudiant à l’université Duke et originaire de Los Angeles, a décidé de réaliser une première : créer une association étudiante arménienne sur le campus.
Le chemin fut semé d’embûches. Pendant des mois, avec son associé, Madison Michaelian, il a dû mener à bien des démarches administratives complexes afin d’établir une présence arménienne sur le campus.
Et finalement, en janvier 2026, l’association « des Arméniens de Duke » a été officiellement reconnue, devenant ainsi la première association étudiante arménienne de l’histoire de l’université.
« La Petite Arménie » rencontre un vif succès
Avant même sa reconnaissance officielle, l’association était déjà active.
Décembre 2025, Événement : « Petite Arménie »
Ce premier événement s’est transformé en une célébration culturelle :
– Cuisine arménienne
– Musique
– Histoire
Plus de 70 participants ont participé à cet événement, découvrant la culture et les traditions arméniennes.
Création d’une communauté
Aujourd’hui, l’association compte une trentaine de membres et, en partenariat avec l’Association des étudiants arméniens de l’Université d’État de Caroline du Nord, elle est devenue un centre névralgique de la vie étudiante arménienne dans la région.
Une nouvelle plateforme émerge dans la région de Duke et de Durham, où les jeunes préservent leur identité et la partagent.
24 avril : Commémoration et Lutte
Université Duke, Chapelle Goodson
24 avril 2026
Dans le cadre de de la Commémoration des Victimes du génocide des Arméniens, l’association a de nouveau rassemblé la communauté, cette fois-ci dans un contexte plus solennel et émouvant.
Plus de 45 étudiants, professeurs et membres de la communauté se sont réunis pour une veillée aux chandelles.
L’événement comprenait :
– des hommages silencieux
– des témoignages personnels
– des discours de soutien à l’Arménie
Il ne s’agissait pas seulement d’une cérémonie commémorative. C’était aussi une tribune pour s’exprimer, se souvenir et exiger justice.
Une nouvelle génération, une nouvelle voix
«Les Arméniens à Duke » prouvent que même à des milliers de kilomètres de leur patrie, l’identité arménienne peut non seulement être préservée, mais aussi s’épanouir.
Ces jeunes n’oublient pas l’histoire. Ils la mettent en pratique :
- par la culture,
- par l’éducation,
- par la mémoire.
Et ce n’est que le début
Cette initiative, née à Duke, illustre une vérité simple : L’histoire arménienne continue là où quelqu’un est prêt à la raconter. Et aujourd’hui, cette histoire est racontée en Caroline du Nord.
