Qui a intérêt de cacher cette réalité aux Arméniens ?
WESTERN ARMENIA – Le Colloque organisé par le député Jacques Marilossian a permis aux participants d’entendre et de mieux comprendre certaines positions du pouvoir législatif mais aussi de l’exécutif vis-à-vis de la politique que veut mener la France en Artsakh par le biais du groupe de Minsk.
Entre autres, comme exemple, nous pouvons revenir sur la question de Robert Adjémian relative aux Chartes d’amitié entre la France et l’Artsakh ou sur l’intervention du Président Arménag Aprahamian relative à la dynamique sportive, médiatique, populaire et pourquoi pas économique qu’a pu engendrer le Championnat d’Europe de la CONIFA à Stépanakert.
La réponse de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Jonathan Lacôte a été la suivante : « Mais, quelle intérêt peut avoir l’Artsakh à fréquenter des entités séparatistes comme l’Ossétie du Sud, ou l’Abhkazie …? Depuis que s’est formé l’Artsakh, d’autres populations ou territoires non reconnus ont germé jusqu’en Europe »….
Ou bien, la réponse du député Jacques Marilossian qui rappelle qu’ « il est nécessaire que la France reste neutre, dans cette situation, aussi l’Artsakh doit accepter des compromis comme la restitution de certaines parties du territoire à l’Azerbaïdjan», rappelant les cartes de Staline (un référencement discutable même en France).
Ce fut l’occasion pour le Président Arménag Aprahamian de préciser, « qu’il n’existe pas de problématique territoriale de l’Artsakh, il n’existe qu’une question relative à la détermination de la frontière entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan sur la base du droit international. Il n’existe donc pas de question juridique relative à la restitution, sauf pour la question du territoire de l’Arménie Occidentale, question qu’il est nécessaire de résoudre sur la base du droit international, dans les plus brefs délais. »
Effectivement, les positions des uns et des autres sur les questions relatives à l’avenir des relations entre à la république d’Arménie et la France, ou bien la position de la France dans le cadre du groupe de Minsk vis-à-vis de l’Artsakh méritait au moins un colloque en attendant que l’expérience se poursuive dans les meilleurs délais.
Les autorités présentent à ce colloque ont pu appréhender la position du Président de l’Arménie Occidentale sur les deux questions concernant l’avenir des relations entre la république d’Arménie et la France, et sur la question non prévue à l’ordre du jour concernant l’avenir de l’Artsakh. (à suivre)

