
Le lakerda est l’un des plats les plus anciens et les plus laborieux de la cuisine arménienne. Sa préparation exige du poisson frais, du sel de qualité, un nettoyage minutieux et beaucoup de patience. Elle est particulièrement associée aux traditions culinaires arméniennes de Constantinople.
Karine B. Seropian raconte avoir appris de son père à préparer le lakerda. Pour elle, il ne s’agit pas simplement d’un hors-d’œuvre, mais d’un précieux héritage lié aux souvenirs de famille, d’enfance et de son père.
Le lakerda traditionnel est principalement préparé à base de torik ou de bonite. Le poisson est nettoyé, coupé en tranches épaisses, plongé dans de l’eau glacée, puis salé et laissé à mariner. Chaque étape de la préparation requiert soin et temps.
Pour l’auteure, la préparation du lakerda est devenue non seulement un moyen de préserver les traditions culinaires, mais aussi de perpétuer la mémoire des générations passées. Elle s’inscrit dans la culture du partage autour de la table, de l’hospitalité et de la préservation de l’histoire familiale.
