La destruction du monument commémorant le centenaire des victimes du génocide des Arméniens à Stepanakert, capitale de l’Artsakh, a suscité une vive indignation. Elle est perçue non seulement comme une perte culturelle, mais aussi comme une manœuvre politique ciblée. C’est ce qu’a souligné HovikAvanesov, médiateur du patrimoine culturel de l’Artsakh.
Selon les documents de Caucasus Heritage Watch (CHW), il ne s’agit pas d’un incident isolé, mais d’un élément d’un processus systématique de destruction du patrimoine historique et culturel arménien. Le clocher, construit en marbre blanc et abritant des reliques provenant de Deir ez-Zor, revêtait une signification symbolique particulière, incarnant la mémoire des victimes du génocide.
Les données satellitaires fournies par Airbus et Planet Labsmontrent que le monument a été entièrement détruit entre juillet 2025 et avril 2026. Cette chronologie, d’après les experts, indique une action délibérée et progressive.
Telles sont les actions entreprises par les experts, qui contreviennent aux normes du droit international et aux conventions relatives à la protection du patrimoine culturel adoptées dans le cadre de l’UNESCO. Parallèlement, ces actes sont souvent commis en toute impunité, ce qui contribue à leur perpétuation.
Selon Avanesov, la destruction du monument vise non seulement à en éliminer la valeur matérielle, mais aussi à déformer la mémoire historique, en effaçant les traces de la présence arménienne. Il s’agit là d’une manifestation de génocide culturel, où non seulement la culture, mais aussi l’identité tout entière sont menacées.
Ainsi, les événements de Stepanakert sont perçus comme faisant partie d’une politique concertée qui exige une réponse claire et des mesures concrètes de la part de la communauté internationale.
