La nécessité d’affronter le passé : le cri silencieux de 1915 

  • by Editbeglari, juin 06, 2026 in Armenocide
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Le mois d’Avril est l’un des miroirs les plus cruels de ces terres : ceux qui refusent de regarder le passé continuent leur vie, fuyant de l’affronter. Il y a 111 ans, les peuples arménien, assyrien, chaldéen, nestorien et grec pontique, à travers l’Empire ottoman, furent victimes d’un génocide systématique. Meurtres, déportations et pillages furent perpétrés simultanément, de Van à Karin, de Baghesh à Tigranakert, de Constantinople à Adana, de Sébaste à Césarée et de Marash à Urfa.

Environ deux millions d’Arméniens et des dizaines de milliers d’Assyriens et de Grecs furent victimes de ces atrocités. Des femmes furent réduites en esclavage, des enfants assassinés, et des villages et des villes entières vidés de leurs habitants, laissant derrière eux un patrimoine culturel et économique anéanti.

L’article souligne que cette tragédie n’était pas un accident : elle fut perpétrée dans le cadre d’une politique d’État organisée, avec la participation de diverses forces et groupes armés. Le crime a été justifié par des interprétations idéologiques et religieuses, reléguant au second plan la conscience humaine, la compassion et la justice.

Cependant, la plus lourde responsabilité n’incombe pas seulement aux auteurs de ces actes : elle incombe également à ceux qui sont restés silencieux, qui ont eu peur ou qui sont devenus complices indirects par intérêt. Le silence, selon l’article, non seulement ne panse pas la plaie, mais l’aggrave et fait peser le risque d’une nouvelle répétition.

Aujourd’hui, ces événements du passé sont encore trop souvent niés ou ignorés, ce qui, selon l’auteur, a des conséquences dangereuses pour le présent et l’avenir. Le déni n’élimine pas la vérité, mais la déforme et mine la conscience collective.

L’article souligne que la résistance ne signifie pas vengeance, mais acceptation de la vérité, rétablissement de la justice et protection de la dignité humaine. Refuser d’accepter le passé empêche la transmission de la véritable mémoire historique et des valeurs humaines aux générations futures.

Enfin, une question simple mais essentielle est posée : sommes-nous prêts à affronter cette vérité et à défendre le dernier bastion de la mémoire et de la conscience afin que l’histoire ne se répète pas ?