La riche tradition des écoles maternelles arméniennes : l’exemple de Maritsa Chakirian 

  • by Editbeglari, juillet 10, 2026 in Nouvelles
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L’éducation préscolaire revêt une importance particulière au sein de la communauté arménienne depuis la fin du XIXe siècle. La vie et l’œuvre de Maritsa Chakirian, éducatrice née à Bahçeçik, témoignent éloquemment de cette tradition. Sa lettre autobiographique, écrite en 1920, apporte des informations précieuses sur l’histoire des écoles maternelles arméniennes.

Éduquée à l’école arménienne d’Izmit, Chakirian dirigea ensuite des jardins d’enfants à Gedikpaşa, Izmit, Dolapdere et ailleurs. Elle fonda le jardin d’enfants privé Chakirian à Izmit, où elle enseigna aux enfants et forma des institutrices pendant une quinzaine d’années, diffusant ainsi le système pédagogique novateur de Friedrich Fröbel. Ses élèves travaillèrent par la suite à Constantinople et dans de nombreuses communautés arméniennes d’Arménie Occidentale.

Des rapports scolaires de 1905 indiquent que les écoles maternelles arméniennes accueillaient un grand nombre d’élèves, avec une participation presque égale des filles et des garçons. L’éducation dispensée dans ces institutions reposait sur les principes du jeu, de la créativité et du développement global de l’enfant.

Après les événements tragiques de 1915, Maritsa Chakirian fut contrainte de fermer son école et de retourner à Constantinople, où elle poursuivit son engagement dans des institutions éducatives arméniennes, notamment l’orphelinat de Balat et l’école Nersesian sur l’île de Kenali.

La biographie de Maritsa Chakirian témoigne non seulement du dévouement d’une éducatrice, mais aussi de l’excellence de l’enseignement préscolaire arménien, qui constitua l’une des plus grandes réussites du système éducatif national.