Mary Vartanian, née à Antep en 1914, l’une des derniers témoins vivantes du génocide des Arméniens, s’est éteinte à l’âge de 112 ans.
Au cours de sa vie, elle a parcouru un long et difficile chemin : de Gaza à Antep, puis Alep, Beyrouth, et enfin l’État américain du Massachusetts. Elle n’avait qu’un an lors du génocide et a passé sa petite enfance dans l’ombre de ces événements tragiques.
Tout au long de sa vie, Mary Vartanian a réussi à reconstruire sa famille et à préserver les traditions culturelles arméniennes, notamment dans les domaines de l’artisanat et du tissage de tapis, qui ont par la suite été exposés au Liban, au Musée du Catholicosat de Cilicie.
En 1935, elle a épousé le musicien Hovhannes Vartanian et a eu six enfants. Après le décès de son mari, elle s’est installée aux États-Unis, où elle a continué à participer activement à la vie de la communauté arménienne, travaillant, élevant ses enfants et s’impliquant dans les activités de l’église. D’après ses proches, Mary Vartanian était connue pour son humilité, sa foi et son humanité. Elle a passé ses dernières années dans une maison de retraite arménienne du Massachusetts, où l’on se souvient d’elle comme d’une personne toujours souriante et chaleureuse.
En 2024, elle a été honorée par l’Assemblée de l’État du Massachusetts lors de la cérémonie commémorative du génocide arménien, en tant que témoin vivant de la mémoire historique et digne représentante de la communauté arménienne.
Mary Vartanian laisse dans le deuil six enfants, quinze petits-enfants, vingt et un arrière-petits-enfants et un arrière-arrière-petit-enfant.
