Le génocide ne doit pas être oublié, mais il ne doit pas non plus être minimisé 

  • by Editbeglari, mai 11, 2026 in Armenocide
114 vues

Dans sa dernière publication, l’intellectuel arménien Ohannes Kilicdagh, originaire d’Arménie Occidentale, aborde les débats actuels autour de la mémoire du génocide des Arméniens, de la politique et de la position de l’Arménie contemporaine. Dans un article paru dans l’hebdomadaire AGOS, l’auteur souligne que le génocide ne doit pas être instrumentalisé à des fins de spéculation politique, mais qu’il ne saurait être présenté comme une conséquence historique « naturelle » ou « compréhensible ».

L’auteur analyse le ton plus mesuré adopté ces dernières années par le Premier ministre arménien lors de ses allocutions du 24 avril concernant le processus de normalisation des relations avec la Turquie. Selon lui, le désir de paix et de stabilité est compréhensible, et l’Arménie ne peut vivre dans un conflit permanent. Cependant, il existe, d’après l’auteur, une ligne rouge à ne pas franchir, afin de ne jamais minimiser la portée morale et historique du génocide.

L’article insiste sur le fait que le 24 avril doit avant tout rester une journée de commémoration, de deuil et de revendication de justice historique. De l’avis de l’auteur, cette journée ne devrait pas servir de tribune à des compétitions politiques ni à apaiser des forces extérieures.

Ohannes Kilicdagh souligne également que la question du génocide des Arméniens n’est pas seulement un sujet historique, mais une composante essentielle du présent et de l’avenir du peuple arménien. Selon lui, le génocide a eu un impact décisif sur l’identité, l’état psychologique et le destin historique des Arméniens vivant dans différents pays du monde.

L’auteur conclut qu’il est possible de construire des relations pacifiques avec les pays voisins, mais que cette voie ne saurait être empruntée au détriment de la mémoire historique et de la dignité des victimes.